L'HYDRE
Quand le fils de Sanclm, femme du duc Geotïroy,
Gil, ce grand chevalier nommé l'Homme qui passe,
Parvint, la lance haute et la visière basse,
Aux confins du pays dont Ramire était roi,
n vit l'hydre. Elle était effroyable et superbe ; 5
Et, couchée au soleil, elle rêvait dans l'herbe.
Le chevalier tira l'épée et dit : C'est moi.
Et l'hydre, déroulant ses torsions farouches,
Et se dressant, parla par une de ses bouches,
Et dit : — Pour qui viens-tu, fils de doiîa Sanclia? lo
Est-ce pour moi, réponds, ou pour le roi Ramire? [sire.
— C'est pour le monstre. — Alors c'est pour le roi, beau
Et l'hydre, reployant ses nœuds, se recoucha.
Caffroy I. ... femme du duc Gejfroy