LE ROI FOURBE
Certe, il tient moins de noblesse
Et de bonté, vois-tu bien,
Roi, dans ton collier d'Altesse, a35
Que dans le collier d'un chien !
Ta foi royale est fragile.
Elle affirme, jure et fuit.
Roi, tu mets sur l'évangile
Une main pleine de nuit. 240
Avec toi tout est précaire, Surtout quand tu t'es signé Devant quelque reliquaire Où le saint tremble indigné.
A tes traités, verbiage, î/i5
Je préférerais souvent
■2^3, Des timbales de Bivar
2 35. Dans ton collier d'or, altesse
^87-3/4/1. Addition marginale, remplaçant la strophe biflee :
Ton jurement est fragile
Ton affirmation fuit ;
Et tu mets sur l'évangile
Une main pleine de nuit.
ail. Tout d'abord cette slropiie commençait ainsi :
Quand sur quelque reliquaire
Oà le saint tremble indigne.
accompagné d'une carte routière (Paris, Maison, i84i. in-i8). Celte carte donne, conlormcs à l'orlliograplie de V.Hugo, .Vlmonacid, près do Tolède, et Almodovar près de Ciudad-Rcal.
Les promesses du nuage Et la parole du vent.
La parole qu'un roi fausse
Derrière les gens trahis, aSo
N'est plus que la sombre fosse
De la pudeur d'un pays.
Moi, je liens pour périls graves,
Et je dois le déclarer,
Ce qu'en arrière des braves 255
Les traîtres peuvent jurer.
Roi, vous l'avouerez, j'espère,
Mieux vaut avoir au talon
Le venin d'une vipère
Que le serment d'un félon. j6o
Je suis dans ma seigneurie, Parlant haut, quoique vassal.
Après cela, je vous prie De ne pas le prendre mal.
LE UOt VOLEUn.
Roi, fallait-il que tu vinsses î65
Pour nous écraser d'impôts?
Nous vivons dans nos provinces.
Pauvres sous nos vieux drapeaux.
Nous bravons tes cavalcades.
Sommes-nous donc des vilains 370
Pour engraisser des alcades
Et nourrir des chapelains .-*