Addition marginale
470. Rien dans l'hisloirc, ni dans la légende ne laisse supposer que ces faits se soient passes à Alcala et à Vich plutôt qu'ailleurs; mais le trait de mœurs est espagnol. V. Hugo a pu se souvenir delà façon dont ont été traitées les filles du Cid : « En récompense, comtes, vous me les envoyez fouettées sans pudeur, leurs corps si blancs mis à nu, leurs mains si belles liées, leurs chevelures en désordre, leurs tristes chairs déchirées. » Damas-Hinard. Le Homancero (jénéral, Paris, Dilahayc, tome II, p. 178.
D'autre pari, V. Hugo a, sans cesse, présentes à l'esprit les horreurs récentes commises par les Autrichiens on Italie (cf. v. 307- 36o) ; il se peut qu'il se soit ici simplement souvenu d'IIaynau : « On verra passer Louis Bonaparte, ce tueur du boulevard, avec Ilaynau, ce fouetteur de femmes ». Napoléon le Petit, conclusion, i" partie. D'ailleurs le roi Sanche se présente presque toujours à la pensée de V. Hugo comme un autre Napoléon III. Or, dans ce même Napoléon le Petit, on lit au livre III, Le Crime: « Une femme cria : Vive la République ! Elle fut fouettée par les soldats. »
26o APRÈS LES DIEUX, LfiS ROIS,
Princes, on voit souvent croître Des gueux entre les pavés Qui font de vous dans un cloître Des moines aux yeux crevés.
Je ne suis pas de ces traîtres ; 485
Je suis muré dans ma foi,
Les grands spectres des ancêtres
Sont toujours autour de moi,
Comme on a, dans les campagnes
Où rit la verte saison, 490
Une chaîne de montagnes
Qui ferme l'àpre horizon.
Il n'est pas de cœurs obliques
Voués aux vils intérêts
Dans nos vieilles républiques 49&
De torrents et de forêts.
Le traître est pire qu'un more ;
De son souffle il craint le bruit ;
11 met un masque d'aurore
Sur un visage de nuit ; &oa
Piouge aujourd'hui comme braise, Noir hier comme charbon.
A8(). [Sachez-le, Sanchc-le-Roux]