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AU SAINT-SIEGE

L'un s'appelle César, l'autre se nomme Pierre. Celui-là fait le guet, celui-ci la prière ; Tous deux sont embusqués au détour du chemin. Ont au poing l'escopette, et la sébile en main,

Titre : Liste civile* et denier de Saint-Pierre**. [Denier de Saint-Pierre et liste civile] Sur épreuve ■ La taxe du treizième siècle***

* Liste civile et denier de Saint-Pierre. — La liste civile ne fut admise en France que par la Constitution de 1791. Elle était de 2 5 millions sous le second empire et seulement de 762 /loo francs pour le Président de la République en 1871. Mais V. Hugo songe en même temps aux empereurs d'Allemagne du moyen-âge. Cf. ci-dessous, note ***.

** Le denier de Saint- Pierre. — Le denier de Saint-Pierre fut à son origine une contribution pré'evée sur leurs sujets par les princes chrétiens pour être envoyée au pape. Cette contribution affecta en France, sous la monarchie, des formes diverses. Il n'y avait pas onze ans, à la date où V. Hugo écrit les Deux Mendiants, qu'elle avait reçu par la fondation de l'œuvre du denier de Saint-Pierre une organisation définitive. Cf. la notice ci-dessus.

*** La taxe au Saint-Empire, var. La taxe du treizième siècle. La dlme au Saint-Siège. — Le Saint-Empire romain germanique fut constitué en 800 cl dura jusqu'en 1806. Les mots taxe du treizième siècle semblent bien désigner la taie spéciale établie sur les Juifs au xni° siècle pour grossir les revenus de l'empereur. Sur cette taxe, l'Abrégé de l'Histoire d'Allemagne de PfcfTel, Delalain, 1777, si souvent mis à profit par V. Hugo (cf. Légende des Siècles de i85g, tome H, p. 4/3-77), donne des détails intéressants, tome I*', p. 366. C'est bien aussi au xiii« siècle, sous le pontificat de Grégoire VII et par les soins des olCcialitcs nouvellement créées, que les revenus du pape et la dîme au Saint-Siège furent réglementés.

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