Comme au-dessus d'Assur
dans l'édition de i8/i'j : Daubigny fait 011 clTcl planor sur le gibet de Montfaucon un essaim d'oiseaux dont une partie est en fuite vers l'horizon. L'expression d'essaim chantant se rencontrant déjà dans la Tristesse d'O/jmp/o (octobre 18.37):
Comme un essaim chantant d'histrions en voyage. 66. Dans le Paris de Philippe le Bel : Ce n'est pas Philippe le Bel qui fit construire le gibet de Montfaucon. « Divers documents établissent l'existence d'un gibet à Montfaucon, à une époque très reculée, et au moins au xiii* siècle. Deux actes de i233 et 12^9 nous apprennent qu'il existait un gibet sur le territoire du Cens commim : or le gibet de Montfaucon se trouvant précisément dans cette censive, c'est évidemment lui dont il est parlé. Cette antiquité est confirmée par un passage du roman de Derte au grans pies, 1270 ou 127^, où il est fait mention d'un certain Tibot pendu aux fourches de Montfaucon. On doit regarder comme erronée l'opinion publique qui attribue à Engucrrand de Marigny la construction de ce gibet. » Lavillegille, Des anciences fourches patibulaires de Montfaucon. Paris,
On ne sait quel difforme et funèbre édifice.
Tas de poutres hideux où le jour rampe et glisse,
Lourd enchevêtrement de poteaux, de crampons.
Et d'arcs-boutants pareils aux piles des vieux ponts. 70
Terrible, il apparaît sur la colline infâme.
Les autres monuments, où Paris met son âme.
Collèges, hôpitaux, tours, palais radieux.
Sont les docteurs, les saints, les héros et les dieux;
Lui, misérable, il est le monstre. Fauve, il traîne 75
Sur sa pente d'où sort une horreur souterraine,
Son funeste escalier qui dans la mort finit ;
Tout ce que le ciment, la brique, le granit.
Le fer, peuvent avoir de la bête féroce.
Il l'a ; ses piliers bruts, runes d'un dogme atroce, 80