Tu cueilleras des lys dans un jardin vermeil
i84. Les roses, les œillets, les lauriers, les jasmins
i85. Emplissent nos palais...
190. Sur épreuve : [Et voici ce que moi] roi d'Arles, je t'apporte.
* noir
** baliste traînée.
*** La baliste.
**** portant des échelles.
180. La fertilité de l'oasis d'Engaddi accrochée aux falaises de la mer Morte est célèbre. Cf. entre autres, l'art. Engaddi dans Moreri, dont
V. Hugo suit ici l'orthographe. L'Ecriture (^Josué, XV, 62 ; Cant., I, i4 ; I, Hois, 2/i) ne signale pas particulièrement parmi les fleurs qui croissent à Engaddi la rose et le lis : mais on trouve phisicurs fois dans la Vulgate les termes de lis (I, Rois, VII, 26; Cant., II, 16 et
VI, 2, 3) et de roses Çlsaïc, XXXV, i ; Cant., II, i ; Sap., II, 18), sans qu'on sache au reste quelles fleurs peuvent designer les vocables hébreux ainsi traduits.
WELF, CASTELLAX DOSBOR. 897
Tout ce cortège sarri'te et fait face ;> la tour. Les trompes et les cvmbales se taisent.
OT110>', tourne vers la tour.
Othon, empereur, parle à AA'elf, baron bandit,
Et le bandit se cache, et l'empereur lui dit :
Vassal, ouvre ton burg. Je viens te faire grâce.
Welf, quand c'est l'empereur d'Allemagne qui passe,
La clémence au doux front marche à côté de lui. 190
Mais l'homme absous, c'est peu ;je veux l'homme ébloui.
Quand l'empereur pardonne, il donne une province.
Le duc te fait soldat, le roi duc, et moi prince.
Chacun de nous, suivant sa taille, te grandit.
Je puis, si je le veux, te mettre en interdit ; 200
J'aime mieux t'attirer, moi centre, dans ma sphère,
Te couvrir de splendeur et d'aurore, et te faire
Roi près de l'empereur, astre près du soleil.
Ton pennon couronné sera presque pareil
A ma bannière, alors qu'on tremble, et que la terre 205
Se courbe et cherche à fuir sous mon cri militaire,
Et qu'on voit s'envoler dans l'orage en avant