‹ Légende des sièclesChapitre 264 sur 277 · Toi le duc, tu meurtris le peuple, toi, le roi · texte numérisé non relu

Toi le duc, tu meurtris le peuple, toi, le roi

aW. Cf. notice p. 874.

244- L'identité de la forme de la crosse épiscopale et du bâton de chcvrier amène la comparaison, et reporte la pensée de V. Hugo à la traduction de Lccoiitc de Lisle, qu'il vient de lire. Cf. Notice p. 874

261. Cf. dans la notice p. 874, ce qui est dit du vers : Le pape est le hibou, l'empereur le vautour.

WELF, GASTELLAN D'OSBOR. /^oi

Vos lansquenets font rage, et violent les filles

Qui plongent leurs bras blancs dans le van plein de blé ;

Il semble, tant par vous l'univers est troublé,

Que l'air manque aux humains et la rosée aux plantes ; a65

Sur la sainte charrue on voit vos mains sanglantes.

Rien n'ose croître, et rien n'ose aimer. Moi je suis

Un spectre en liberté songeant au fond des nuits.

Vous êtes des héros faisant des faits célèbres.

Est-ce que j'ai besoin de vous dans mes ténèbres ? 270

Je n'ai rien. Pas un homme auprès de moi ne vit.

On trouve dans ces monts l'air que rien n'asservit.

Le ravin, le rocher, des ronces, des cavernes,

Des lacs tristes, pareils aux antiques Avernes,

Le bois noir, le vieux mur par les hiboux choisi, 275

Le nuage, et c'est tout. Qui vous attire ici ?

Pourquoi venir ? C'est donc pour me prendre de l'ombre ?

Moi, baron dans ma tour, larve dans un décembre.

Je garde ce désert terrible, et j'en ai soin.

L'immense liberté du tonnerre a besoin 280

[Rois, vos soldats]

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