‹ Légende des sièclesChapitre 46 sur 277 · Laissant rugir en bas ce sépulcre vivant · texte numérisé non relu

Laissant rugir en bas ce sépulcre vivant

Suprématie. V. Hugo a hésité sur le titre. Tout d'abord l'idée de Brahma déjouant l'acuité de la vision d'Indra a prévalu dans son esprit : c'est en échappant à son regard que Brahma se montre supérieur à Indra et prouve qu'il est le seul Tout-Puissant ; lo titre de Toute-Puissance vint iloiic aussi à l'esprit du poète ; mais « toutepuissance » n'implique pa.s comparaison et traduit insuflisammentl'idée de supériorité ; Suprématie est bien le titre précis. On remarquera que, dans le texte cité par Pauthier, l'PiTKK suphùme est imprimé en petites capitales.

4o SUPRÉxMATIE.

Une lumière ayant les yeux d'une figure.

Ce que cette lumière était, rien ne saurait

Le dire, et, comme brille au fond d'une forêt

Un long rayon de lune en une route étroite, ib

Elle resplendissait, se tenant toute droite.

Ainsi se dresse un phare au sommet d'un récif.

C'était un flamboiement immobile, pensif.

Debout.

Et les trois dieux s'étonnèrent.

Ils dirent :

Qu'est ceci ?

Tout se tut et les cieux attendirent. 20

— Dieu Vâyou, dit Agni, dieu Vâyou, dit Indra, Parle à cette lumière. Elle te répondra. Crois-tu que tu pourrais savoir ce qu'elle est.»^

— Certes, Dit Vàyou. Je le puis.

Les profondeurs désertes Songeaient; tout fuyait, l'aigle ainsi que l'alcyon. aS

Alors Vàyou marcha droit à la vision.

— Qu'es-tu? cria Vâyou, le dieu fort et suprême. Et l'apparition lui dit: ^ Qu'es-lu toi-même.^

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