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L'azur, l'ombre et l'abime entendirent

21. Frère Atjnl, dit Vàyou, fri^re Agni, dit Indra, 24-25. l,cs profondeurs désertes

Tremblaient :

SUPRÉMATIE. 4l

Et Vâyou dit : — Je suis Vâyou, le dieu du Vent.

— Et qu'est-ce que tu peux ?

— Je peux, en me levant, 3o Tout déplacer, chasser les flots, courber les chênes. Arracher tous les gonds, rompre toutes les chaînes, Et si je le voulais, d'un souffle, moi Vâyou, Plus aisément qu'au fleuve on ne jette un caillou Ou que d'une araignée on ne crève les toiles, 35

J'emporterais la terre à travers les étoiles.

L'apparition prit un brin de paille et dit :

— Emporte ceci.

Puis, avant qu'il répondît, Elle posa devant le dieu le brin de paille.

Alors, avec des yeux d'orage et de bataille, 4o

Le dieu Vâyou se mit à grandir jusqu'au ciel.

Il troua l'efl'rayant plafond torrentiel.

Il ne fut plus qu'un monstre ayant partout des bouches,

Pâle, il démusela les ouragans farouches

Et mit en liberté l'âpre meute des airs ; 45

On entendit mugir le semoun des déserts

Et l'aquilon qui peut, par-dessus les épaules

Des montagnes, pousser l'océan jusqu'aux pôles ;

Vâyou, géant des vents, immense, au-dessus d'eux

Plana, gronda, frémit et rugit, et, hideux, 5o

Remua les profonds tonnerres de l'abîme ;

3g. Posa le brin de paille auprès du dieu : 4o. ... de tjoujjfre et de batail!c,

46. On entendit ru(jir 47-48. El le faave aqailun par-dessus les épaules

Des montagnes poussa l'Océan jusqu'aux pôles

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