Que vous pourriez s chanter vos chants doux et railleurs
{ refrains enjôleurs
Aux nymphes de mes bois gui ne sont que des soties,
Vous vautrer sur mes joncs où les dragons des antres
Laissent en s'en aUant la trace de leurs ventres,
Que vous pourriez salir la pauvre source en pleurs,
Que je vous laisserais, ainsi que des voleurs, 20
Aller, venir, rôder dans la grande nature ;
Si vous imaginiez cette étrange aventure
Qu'ici je vous verrais rire, semer l'effroi,
Faire l'amour, vous mettre à votre aise chez moi.
Sans des soulèvements énormes de montagnes, 25
Et sans vous traiter, vous, princes, et vos compagnes.
Gomme les ours qu'au fond des halliers je poursuis,
Vous me croiriez plus bête encor que je ne suis !