Cf. la note des vers (jS-gô
Et qui souvent remplit de trahisons l'éther ;
Car l'orage est l'esclave obscur de Jupiter.
Les cavernes des fds d'Inachus sont vacantes ;
Le grand Orphée est mort tué par les bacchantes ; 5o
Seuls les dieux sont debout, formidables vivants,
Et la terre subit la sombre horreur des vents.
Thèbe adoi'e en tremblant la foudre triomphale ;
Et trois fleuves, le Styx, l'Alphée et le Stymphale,
Se sont enfuis sous terre et n'ont plus reparu. 55
Aquilon passe avec un grondement bourru ;
On ne sait ce qii'Eurus complote avec Borée ;
47-48. Et qui parfois remplit d'épouvante l'éther ; Car le vent est l'esclave obscur de Jupiter. 5o. Le vers 5o précéda d'abord le vers ig. 53. a) L'Arcadie a sabi la foudre triomphale
b) Thèbe invoque en tremblant la foudre triomphale 56. ... avec un murmure bourru ;
^9. « Les Grecs rapportent qu'Inachus, Roi du Pays, donna son nom à un fleuve qu'il consacra à Junon : ce fleuve eut un fils nommé Phoronée, qui avec trois autres fleuves, Gepluse, Asturion et Inachus son propre père, fut arbitre entre Neptune et Junon qui disputoiont îi qui auroit cette contrée sous son empire. Le différend fut jugé en faveur de Junon : Neptune en eut du ressentiment et, pour se venger, il mit tous les fleuves à sec, d'oii il arriva que ni le fleuve Inachus, ni les autres ne pussent donner de l'eau, que tout au plus dans la saison où les pluyes sont abondantes. » Pausanias, cité par Banier, VI, Sa. C'est dans des cavernes que, selon les légendes antiques, les fleuves avaient coutume d'habiter. Ovide (Met. I, v. 583) représente Inachus : imo recondilus antro.
54. V. Hugo avait pu lire dans son édition de l'Explication histolorique des fables par l'abbé Banier, tome II, ch. 8. « Le Styx forme im ruisseau depuis longtemps caché sous la terre. » UAlphéc, d'après une légende connue, traversait souterrainement la mer pour aller rejoindre la fontaine Aréthusc clans l'île d'Ortygie ; cf. Virgile, Bue. X, 4 et sq. et Pausanias V, ■y. Les eaux du Stymphale disparaissent à certaines époques de l'année, dans des gouffres souterrains et se déversent on Argolide : Cf. Noël, Dictionnaire de la Fable, Art. Stt.mphalf..
Faune se cache ainsi qu'une bête effarée ;
Plus de titans ; Mercure éclipse Hypérion ;
Zéphire chante et danse ainsi qu'un histrion ; 60
Quant aux Cyclopes, fils puînés, ils sont lâches ;
Ils servent ; ils ont fait leur paix ; les viles tâches
Conviennent aux cœurs bas ; Vulcain, le dieu cagneux,
Les emploie à sa forge, a confiance en eux.
Les gouverne, et, difforme et boiteux, distribue 65
L'ouvrage à ces géants par qui la honte est bue ;
Brontès fait des trépieds qui parlent, Pyracmon
Fait des spectres d'airain où remue un démon ;
On ne résiste plus aux dieux, même en Sicile ;