La splendide Astarté
monstrueux, Junon 7-8. JupUer formidable ei Pan d l'iril peu sûr. Tout an groupe de crime entrevu dans l'azur.
3-a4. C'est la reprise de l'acte d'accusation du Vautour dans Dieu, IV, V. 3/i6 et sq. (i854).
Toute pudeur sur lerrc ù leur sontlle se fane ; Jupiter est tyran, Cypris est courtisane ; Phoebus est assassin ; Pallas tue ; etc. . .
Le môme thème se trouve ensuite aborde dans Le Satyre (iSSq): Pendant que vous scmo/. haine, fraude et trépas Et que vous enjambez tout le crime en trois pas...
Pluton livide avec l'enfer pour auréole, L'immense fou Neptune en proie au vague Eole, L'orageux Jupiter, Diane à l'œil peu sûr, * Des fronts de météore entrevus dans l'azur. Habitent ce sommet ; et tout ce que l'augure. Le flamine, imagine, invente, se figure. Et vénère à Corinthe, à Syène, à Paphos, Tout le vrai des autels qui dans la tombe est faux. L'oppression, la soif du sang, l'âpre carnage, L'impudeur qui survit à la guerre et surnage. L'extermination des enfants de Japliet, Toute la quantité de crime et de forfait Que de noms révérés la religion nomme,
1 4 ■ El le prélre imagine
Corcyre i5. ... à Corinthe, d Dodone, à Paphos.
ig. L'écrasement confus des enfants de Japhef, 21. Que de noms vénérés
lo. M. Ghabert Jans Vinjile et V. Hmjo, p. 4^, volt dans ce vers un souvenir de l'Enéide :
Emissamque hiemem sensit Neptunus et imis Stagna refusa vadis, graviter eommotus...
i4. L'emploi du mot flamine, si particulièrement romain, est-il ici justifié ? Sans doute toutes ces villes devinrent romaines : Paphos fut reconstruite par Auguste et porta son nom, Juvénal commanda un poste militaire à Syene. Néanmoins Corinthe, Paphos et Syène n'évoquent pour nous et n'évoquaient vraisemblablement pour V. Hugo que la Grèce et l'Egypte ; 11 faut évidemment ici, sans . aucune espèce de préoccupation de précision historique, considérer le mot flamine comme un terme très général : c'est dans la pensée de V. Hugo un prêtre quelconque de l'antiquité.
19. Japet est le père d'Atlas, écrase sous le monde qu'il porte sur ses épaules, de Ménétros, foudroyé par Jupiter; de Prométhée; cloué sur le Caucase. V. Hugo orthographie Japliot mtenllonnellcment sans doute : le Japhet do la Bible a eu pour fils Mageg père d'une race de géants.
Et que peut dans la nuit d'un temple adorer l'homme, Sur ce faîte fatal que Taube éclaire en vain, Rayonne, et tout le mal possible est là, divin.
Jadis la terre était heureuse ; elle était libre. 26
Et, donnant l'équité pour base à l'équilibre.
Elle avait ses grands fils, les géants ; ses petits,
Les hommes ; et tremblants, cachés, honteux, blottis
Dans les antres, n'osant nuire à la créature,
Les fléaux avaient peur de la sainte nature; 3o
L'étang était sans peste et la mer sans autans ;
Tout était beauté, fête, amour, blancheur, printemps ;
L'églogue souriait dans la forêt ; les tombes
S'entr'ouvraient pour laisser s'envoler des colombes ;
L'arbre était sous le vent comme un luth sous l'archet ; 35
L'ourse allaitait l'agneau que le lion léchait ;
L'homme avait tous les biens que la candeur procure ;
On ne connaissait pas Plutus, ni ce Mercure
Qui plus tard fit Sidon et Tharsis, et sculpta
Le caducée aux murs impurs de Sarepta; 4o
On ignorait ces mots, corrompre, acheter, vendre.