‹ Légende des sièclesChapitre 77 sur 277 · Cf. Ibid · texte numérisé non relu

Cf. Ibid

Les haliicrs où l'agneau paissait avec le loup...

Il y a reprise évidente d'une môme peinture de l'âge d'or.

4o. Sur le Mercure des Phéniciens, cf. Banier, III, i3o: aucune ville parliciilirre de Phcnicie n'est mentionnée par Banier. Sidon, Tliarsis et Sarepta sont des villes phéniciennes dont on rencontre le nom dans la Bible : sur l'étymologie de remplacement de la mystérieuse Tharsis, on trouve des détails dans Moreri. Art. Tarse.

On donnait. Jours sacrés I jours de Rhée et d'Evandre ! L'homme était fleur ; l'aurore était sur les berceaux. Hélas I au lait coulant dans les champs par ruisseaux A succédé le vin d'oii sortent les orgies ; i5

Les hommes maintenant ont des tables rougies ; Le lait les faisait bons et le vin les rend fous ; Atrée est ivre auprès de ïhyeste en courroux ; Les Centaures, prenant les femmes sur leurs croupes, Frappent l'homme, et l'horreur tragique est dans les coupes. O beaux jours passés ! terre amante, ciel époux ! Oh ! que le tremblement des branches était doux ! Les cyclopes jouaient de la flûte dans l'ombre.

La terre est aujourd'hui comme un radeau qui sombre. Les dieux, ces parvenus, régnent, et, seuls debout, 55 Composent leur grandeur de la chute de tout. Leur banquet resplendit sur la terre et l'aff'ame. Ils dévorent l'amour, l'àme, la chair, la femme, Le bien, le mal, le faux, le vrai, l'immensité. Ils sont hideux au fond de la sérénité. [tourent

Quels festins ! Comme ils sont contents! Comme ils s'en- De vertiges, de feux, d'ombre ! Comme ils savourent La gloire d'être grands, d'être dieux, d'être seuls ! Comme ils raillent les vieux géants dans leurs linceuls 1 Toutes les vérités premières sont tuées. 65

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