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Eléphanline, île du Nil, où s'élevaient de nombreux temples, et où l'on nourrissait, dit Hérodote, des crocodiles sacrés.
Endor. Cf. La vision d'oii est sorti ce livre, vers 69.
86. En Crète. Banier qui énumère les dix sibylles connues ne dit point qu'il en ait existé une en Crète : il est vrai que Banier parle d'un auteur qui en reconnaissait quatorze (II, 70), mais il ne les nomme pas. Au reste, la Crète est le pays des Dieux et la légende y fait naître un grand nombre d'entre eux. — Sous sa grille: d'où provient cette grille, que n'ont jamais mentionnée les auteurs anciens ? V. Hugo traite les Sibylles comme des étros fabuleux et croit, à leur propos, toute fantaisie permise; il suffît, pour s'en rendre compte, de lire dans Dieu (Le Griffon), la peinture qu'il fait de toutes les Sibylles connues; à propos de la Sibylle de Cumcs, il écrit :
et toi, les dents blanches d'écume; Les deux seins nus, 6 folle efrrayante de Cume ;
Celte vision a pu, par association d'idées, amener celle d'une folle furieuse aperçue à travers la grille de son cabanon. Cf. v. 98. Sur les diverses représentations des Sibylles, cf. Emile Màlc, L'Art
La sibylle leur livre à travers ses barreaux
Le secret de la foudre en ses vers fulguraux,
Car cette louve sait le fatal fond des choses ;
Toute la terre tremble à leurs métamorphoses ; 90
La foret, où le jour pâle pénètre peu,
Quand elle voit un monstre a peur de voir un dieu.
Quelle joie ils se font avec Tunivers triste !
Comme ils sont convaincus que rien hors d'eux n'existe !
Comme ils se sentent forts, immortels, éternels I 95
Quelle tranquillité d'être les criminels,
Les tyrans, les bourreaux, les dogmes, les idoles!