Le secret du tonnerre. Correction sur épreuve
98. Le vers 98 était d'aliord suivi des vers suivants raturés :
Quel festin,
Quel rire et comme ils sont contents 1 Comme i!s s'entourent
de vertiges
de nuages, d'éclairs, d'efTroi ! Comme ils savourent grands
l'ivresse d'être rois, d'être dieux, d'être seuls !
Comme ils raillent les vieux géants dans leurs linceiils !
95. Ils se sentent tous immortels. Correction sur épreuve. 97. ... les monstres, les idoles 1
religieux de la fin du Moyen âge. p. 269 et sq. Il se peut aussi que V. Hugo ait été influencé par l'expression de Virgile :
Ferreique Eumenidum thalami à laquelle quelques traductions du commencement du xix^ sièclo donnent pour sens : les chambres aux barreaux de fer des Euménides. 87. Cf. Pièces justificatives, p. G2, lignes i4-i5. Où V. Hugo a-t-il pu rencontrer cette singulirre interprétation de Servius ? Servius dans son commentaire de A'irpiie parle en ces termes de Bigoïs et des livres fulguraux : « Qui libri in templum Apollinis servabantiir, nec ipsi tanlum sed et Marriorum et Begoes nvmphaj (deux manuscrits donnent l'un Bygois, l'autre Bigoïs qui est la forme qu'on trouve dans les notes de V. Hugo), quae artem scripscrat fulgurilarum (ou fulguritorum) apud Tuscos. » On traduit ordinairement ars Julgurilorum par art de conjurer la foudre, ou, plus vraisemblablement, de purifier les lieux frappés par la foudre. Chomprcct Xoël appellent cette SibvUe du nom de Bagoë et disent qu'elle enseigna aux Toscans l'art de deviner par les foudres. — Cf. Notice, p. 53.
ga ENTRE GEANTS ET DIEUX.
D'emplir d'ombre et d'horreur les pythonisses folles, Les ménades d'amour, les sages de stupeur ! D'avoir partout pour soi l'autel noir de la peur! D'avoir l'antre, l'écho, le lieu visionnaire, Tous les fracas depuis l'Etna jusqu'au tonnerre. Toutes les tours depuis Pharos jusqu'à Babel ! D'être, sous tous les noms possibles, Dagon, Bel, Jovis, Ilorus, Moloch et Teulatès, les maîtres ! D'avoir à soi la nuit, le vent, les bois, les prêtres! De posséder le monde entier, Ephèse et Tyr, Thulé, Thèbe, et les flots dont on ne peut sortir, Et d'avoir, au delà des colonnes d'Hercule, Toute l'obscurité qui menace et recule ! Quelle toute-puissance ! effarer le lion, Dompler l'aigle, poser Ossa sur Pélion,