Immense late discessit hiatu
dit Claudicn. Pour le reste du dcvcloppemcnt, cf. Notice, p. 79. V. Hugo. — Légende des Siècles. IIL 8
ll4 ENTRE GÉANTS ET DIEUX.
Il croyait, quand sur lui tout croula, 875
Voir l'abîme ; eh bien non ! l'abîme, le voilà. Phtos est à la fenêtre immense du mystère. Il voit l'autre côté monstrueux de la terre ; L'inconnu, ce qu'aucun regard ne vit jamais; Des profondeurs qui sont en même temps sommets, 38o Un tas d'astres derrière un gouffre d'empyrées. Un océan roulant aux plis de ses marées Des flux et des reflux de constellations ; Il voit les vérités qui sont les visions ; Des flots d'azur, des flots de nuit, des flots d'aurore, 385 Quelque chose qui semble une croix météore, Des étoiles après des étoiles, des feux Après des feux, des cieux, des cieux, des cieux, des cieux! Le géant croyait tout fmi ; tout recommence ! Ce qu'aucune sagesse et pas une démence, 890
Pas un être sauvé, pas un être puni Ne rêverait, l'abîme absolu, l'infini, Il le voit. C'est vivant, et son œil y pénètre.
Cela ne peut mourir et cela n'a pu naître,
Cela ne peut s'accroître ou décroître en clarté, SgS