‹ Légendes canadiennes [microforme]Chapitre 41 sur 65 · UNE ENTREVUE TERRIBLE · texte numérisé non relu

UNE ENTREVUE TERRIBLE

Le jour était sur le point de finir, la nuit était déjà commencée dans la caverne du roc, et les jeunes filles se disposaient à ensevelir, si cela se pouvait, leur douleur dans le repos, lorsqu'elles entendirent entressaillant des pas au dessus de leurs têtes; bientôt après, elles virent paraître Mouflard, qui venait allumer les lampes.

— ÎÏl ya, dit-il, à votre porte, un homme qui désirerait vous parler ; préparez-vous à sa visite.

— Qu'il entre, dit Julienne avec un dédain énergique; puisse-t-il être le bourreau qui terminera notre malheureuse existence !

Mouflard sortit, puis, ouvrant la porte une seconde fois: Entrez, dit-il, puisque vous avez la permission ; mais gare à vous !

C'était maître Jacques.

— O mon père ! dit Helmina en courant à lui.

— O Helmina! dit maître Jacques avec une ten-

Il versa des larmes feintes.

Comment avez-vous pu découvrir notre retraite ?

Dieu, lors- — Je te le dirai plus tard, Helmina, dit maître Jac-

ques pour éviter d'autres questions qui auraient pu le trahir ; aujourd'hui j'ai quelque chose de plus sérieux à l'apprendre, un secret plus intéressant à te dévoiler. = — Que dites-vous, mon père ? | À — Écoute, Helmina, ne me donne plus ce nom... ss — O mon Dieu, dit Helmina à demi-voix, il me re-

fille ? ajouta Dir ces misé-

nie pour sa fille! Qu'’ai-je donc fait pour mériter tant de châtiments à la fois ?

— O mon père!... non jamais je ne pourrai vous appeler autrement... Mon père, mon père !.…

— Helmina, te dis-je, je ne suis point ton père.

— Ciel! Fu l’entends, Julienne ? il me renie encore une fois.

— Mais écoute donc, dit maître Jacques avec un mouvement d'impatience, que diable ! écoute donc. Tiens, ajouta-t-il en lui passant un papier, voici une lettre de celui qui fut véritablement l’auteur de tes jours; il me l’a écrite deux jours avant sa mort.

— Jamais je ne le croirai, non, jamais!

— Mais il faut que tu le croies, puisque c’est la vé- ‘rité. J’ai voulu jusqu’à présent recevoir de toi ce doux titre, parce que je savais qu’en même temps tu me témoignerais plus de respect, plus d'obéissance; mais aujourd'hui, Helmina, qu’il s’agit de ton avenir, je dois t'apprendre le nom et les intentions de ton véritable père à ton égard ; lis cette lettre.

Helmina prit la lettre , et après l'avoir lue attentivement :

y Estil possible, dit-elle, que vous ne me trompez pas !

— Me crois-tu capable de le faire ?

— Seigneur ! qui l’aurait pensé ?

— Tu as dû remarquer sur cette lettre, continua maître Jacques, que ton père m'a donné le pouvoir de disposer à ton égard comme je l'entendrais. Te voilà d'âge maintenant à penser sérieusement à l'avenir, à une union, par exemple.

Helmina rougit.

—Si jusque aujourd’hui je t'ai parlé avec désavantage du mariage, ne crois pas que je parlais suivant mon

* mériter tant

pourrai vous

ton père.

> renie encore

ques avec un écoute donc.

er, voici une r de tes jours;

je c’est la véde toi ce doux mps tu me téissance; mais avenir, je dois ton véritable

lue attentive-

e me trompez

tre, continua le pouvoir de ais. Te voilà ’avenir, à une

c désavantage suivant mon

æœur. Non, Helmina; j'en agissais ainsi parce que j’éais bien persuadé que l’amour entre bien assez vite, sos qu'on le précipite , dans le cœur d’une jeune fille mme toi.

Helmina conçuüt une faible espérance en voyant mattre Jacques tellemept changé ; mais, se rappelant aussitit la situation où elle était :

—Comment voulez-vous donc, dit-elle en rougissant, que je pense à mon avenir dans le cachot ?

—"Tu en sortiras, Helmina ; je me plaindrai à la jusice. Les misérables ! il faudra bien qu'ils te délivrent!

— Merci! merci, mon père... Monsieur... je ne sais wmment vous appeler à présent, dit Helmina avec embarras.

— O Helmina ! dit maître Jacques en se jetant à ses gnoux avec le sentiment d’une passion brutale et en «æssant de la tutoyer , si vousne pouvez plus me donner lenom de père , il en est un autre bien plus beau, bien plusexpressif, auquel je peux aspirer et que vous pouvez me donner.

Et maître Jacques lui prit la main et la serra contre son Cœur. -

— Que voulez-vous dire, Monsieur? dit Helmina en retirant sa main.

— Oui, Helmina, continus maître Jacques, je me croirais le plus heureux des hommes si, à la suite de celte amitié que vous m'avez toujours témoignée et que j'ai essayé de mériter, vous mettiez le comble à votre bonté en m’accordant à présent votre amour, en me donnant le nom d’époux.

— Que dit-il, Julienne? dit Helmina foudroyée par ces dernières paroles ; que dit-il ?

— Je dis, reprit maître Jacques sur le même ton, que je serais le’ plus fortuné des époux si j'avais pour épouse un ange comme vous, une jeune fille aussi belle,

aussi tendre et aussi vertueuse que vous. Je dis que, M Puis pour faire le bonheur d’une épousecomme vous, je n'e-uitre pargnerais rien, rien au monde.

— Mon Dieu, dit Helmina , que faire ? ouer — Que faire? Helmina , dites-moi que vous m'ai. mez, que vous serez ma fiancée. Dites-le moi, aimable hcque fille, je vous en conjure, et je ferai tout pour vous. trocité Et maître Jacques voulut s'appuyer la tête sur ses! Je genoux ; Helmina se leva en le repoussant. aisant — Est-ce pour abuser de ma position, Monsieur, dit. ra, ce elle avec un air imposant, que vous... ? lelmi — Non, Helmina , non; mais je vous aime... le ing — Eh bien, dit Helmina en prenant un sang-froid et Mouvez un ton de sévérité qui n'était pas naturel, sachez que je oi-le, ne puis vous aimer, moi. — J — Ingrate, dit maître Jacques en changeant de ton Ben p et en versant des larmes, ingrate , vous oubliez done 4 tout ce que j'ai fait pour vous? vous oubliez que vous — me devez tout! Mais que dis-je ? non, Helmina, votre Mt bie cœur n’est pas capable d’ingratitude ! jamais je ne pour- h de n rai le croire. ez jar —Ecoutez, Monsieur, dit Helmina touchée jusqu'aux Bonduir larmes , ma reconnaissance pour vous est sans bornes, Rtsoye: je crois vous l'avoir prouvée plus d’une fois, et je suis Mpersist rête à le faire encore ; mais quant à cet amour que vous D — \ réclamez , Monsieur, encore une fois, mon cœur s'y re. — J fuse et s'y refusera toujours. —) — Et moi, dit maître Jacques en prenant un dernier Bhs lo moyen de la toucher, jene pourrai jamais en aimer Be vil d'autre que vous ; vous me refusez : adieu donc, Hel- Brigane mina, adieu! vous ne me reverrez jamais ! jamais! en Bonstr tendez-vous ? | Mai — De grâce, Monsieur, ne m'accablez pas, dit Hek EE —( mina en versant un torrent de larmes ; je vous le répète, Mel si je ne puis vous aimer... j'aime déjà, pe de

LL d

Puis, tirant }: ‘ettre de Stéphane et la présentant à nitre Jacques .

- Lisez, Monsieur, dit-elle, puisqu'il faut tout vous jouer.

— Voilà donc ce que je devais craindre, dit maître ques en se relevant tout-à-coup et en reprenant sa kocité habituelle, un rival ! mille malédictions ! unrial! Je devais m'y attendre! Mais..., ajouta-t-il en sisant trembler sa voix et en déchirant la lettre , il péa, ce rival, dussé-je périr avec lui ! Puis, jetant sur lelmina des regards farouches : — Helmina, lui dit-il, le ingrate , fille dénaturée , répétez-moi que vous ne puvez pas m’aimer, que vous l’aimez encore, répétezmi-le, et je n’insiste plus.

— Je le répète, dit Helmina en essuyant ses larmes Len passant de la pitié au mépris et au courage le plus iroïque contre maître Jacques.

— Fort bien, jeunefille, dit-il en grinçant des dents, rt bien ! Et moi, je le répète aussi, votre amant mourde ma main ; et vous, Mademoiselle, vous ne sortiy jamais d'ici. Sachez que c'est moi qui vous ai fait nduire dans ce cachot pour vous enlever à mon rival, {soyez persuadée que vous y demeurerez tant que vous ersisterez dans votre fol entêtement.

— Vous! dit Helmina ; mais qui êtes-vous donc ?

— Je suis le «nef des brigands.

— Misérable! dit Helmina, incapable de maîtriser us long-temps son indignation , et vous me croyez as

z vile, assez infâme moi-même pour m'unir avec un rigand comme vous ! Jamais! maître Jacques, jamais, honstre !.… ù | Maître Jacques écumait de rage.

— Qui l'aurait pensé ? un brigand ! celui que j'ai apjelé si long-temps mon père, celui qui paraissait si dime de porter ce nom respectable... Le monstre !...

us. Je dis que, me Vous, je n'é-

ve?

que vous m'aile moi, aimable | pour vous.

la tête sur ses an£.

+ Monsieur, dit 1S aime...

un sang-froid et 1, sachez que je

hangeant de ton us oubliez donc ubliez que vous Helmina, votre mais je ne pour-

uchée jusqu'aux st sans bornes,

fois, et je suis amour que vous on cœur s’y re-

nant un dernier amais en aimer lieu donc, Hclais ! jamais! en-

>z pas, dit Hel vous le répète,

Ve:

— Le monstre! répéta Julienne, aussi exaspérée q son amie.

— Ah çà, jeunes filles, je vous ordonne de vo taire.

— Tu es un monstre! répéta Helmina, je te le rép terai toujours ; je ne crains point de vengeance. Pren( ma vie ; elle m'est à charge depuis qu’elle dépend d' scélérat de ton espèce.

Maître Jacques s’arrachait les cheveux , $e ruait« les pierres avec frénésie ; puis, s’arrêtant toul-à-c0 et pour tâcher de mortifier la jeune fille :

— Helmina , lui dit-il, cette lettre que tu as vue je lai feinte. Ton père est encore vivant, peut-être « il arrivé en ce moment dans cette ville ; mais tu mou ras sans le voir. |

— Tu mens ! infâme brigand , tu mens! dit Helmin

— Tais-toi, fille impudente ; je te dis que ton pi vit encore, et, si tu pousses ma fureur à bout, je t'em porterai dans quelques jours sa tête sanglante.

Heélmina commençait à croire.

— Ecoute, dit-elle, que me demandes-tu pour je le voie ? |

— Ton amour.

— Mon Dieu! mon Dieu ! dit Helmina, toujours ceh re

Puis elle commença à pleurer. Fr

— Ah! ah! jeune fille, dit maître Jacques avecuk£ __} satisfaction d'enfer, tu veux me résister! mais lu le paie ras cher, penses-y bien.

Puis il fit semblant de partir.

— Atiendez un peu, cruel, dit Julienne en tomba à ses genoux ; pitié, pitié pour de pauvres enfants con me nous. Nous sommes incapables de te nuire ; laisse nous aller en liberté, et nous jurerons de ne jamaisd voiler l’ignoble mystère que tu viens de nous explique

Maître Jacques jeta un éclat de rire sardonique.

nsibi pat la sua mps | gru ta ce qu

je ; ss larni ndenté ir d 5 me jut r'ej utes ] r me ras ric ais CO e l'aim Ile s'\ ssez il ion qu ans M

ous |:

Ÿ penses-tu, jeune fille ? Pour qui me prends-tu ? — Pour un homme qui n’a pas encore éteint toute nsibilité dans son cœur, continua Julienne en lui premt la main et en l’arrosant de larmes. Oh! j’en suis muadée, Monsieur, vous ne rejetterez pas pluslongmps la prière de pauvres jeunes filles que vous avez ru tant aimer jusque aujourd’hui. Consentez au moins æ que nous retournions chez Madelon.

— Jeune fille, dit maître Jacques, ma résolution est rise ; ne pense pas me fléchir par tes lamentations et ( larmes ; ce que je n'ai pu obtenir de cette jeune imndente , dit-il en montrant Helmina , ne crois pas l'obnir de moi. J'ai essayé tous les moyens, les pleurs, y menaces, les supplications, les promesses; elle a ut rejeté. Eh! bien! je me jouerai pareillement de utes les ressources que vous prendrez pour faire chanr mes sentiments. Non, Julienne, jamais tu n’obtienras rien de moi. Je puis être sensible encore, mais jaais contre mes plus chers intérêts. J'aime Helmina, l'aime, et j'ai droit à son amour plus que tout autre. lle s'y refuse, et tu crois'que je serais assez étourdi, sez insensé pour abandonner tout-à-coup cette affecjon que je lui promettais, que j'ai caressée si long-temps ans mon esprit, pour la livrer à un rival que je hais, ue je maudis ? Ah ! jeune lle, tu ne me connais pas! ncore une fois, n’espère jamais me fléchir.

— Mais son père, Monsieur, son père... qu’allezous lui dire? car il vous redemandera sa fille sans oute.

| — Je lui dirai que sa fille a été enlevée, et, si je le is disposé à tout tenter pour me démasquer, voilà ce ue j'emploierai pour arrêter ses poursuites, dit maie Jacques en montrant un pistolet pendu à sa ceintu- Si, au contraire, cette jeune entêtée me voulait our son époux, alors, Julienne, j'abandonnerais pour

Je Lussi exaspérée q

ordonne de vo

ina, je te le r'ép

re que tu as vue ant, peut-être es le ; mais tu mou

Jens ! dit Helmir:

e dis que ton pè ir à bout, je t'en anglante.

andes-tu pour q

ina, toujours ceh

Jacques avec un r! mais tu lepai

lienne en tomba avres enfants con > te nuire ; laisse

sardonique.

toujours le métier de brigand ; je la demanderais à «0 père, et je vivrais avec elle du fruit de mes épargnes,

— De tes épargnes, monstre ! s’écria Helmina, qu entendant ces derniers mots, sentit renaître sa noblef reur ; de tes épargnes, infâme ! peux-tu appeler ainsi ç que l'enfer te fera payer si cher un jour... qui n'e peut-être pas éloigné.

Maître Jacques trembla malgré lui; puis, reprenx aussitôt sa fermeté diabolique :

— Tu l’entends, Julienne! Mille damnations ! tu] vois, elle méprise tout ce que je lui propose. Eh bia Helmina , que l'enfer se déchaîne contre moi, quel ciel m'accable du poids de sa vengeance! mais toi, je le répète, tu mourrasici!

Puis, se tournant du côté de la porte : |

— Lampsac, Mouflard, s'écria-t-il, ici, esclaves d mes volontés!

Et les deux brigands entrèrent armés de toutes pi ces, et vinrent courber la tête devant leur chef.

— Voici, dit maître Jacques, deux misérables fille que je mets sous vos charges ; elles doivent apprend ce que c’est que de me résister.

Les brigands saisirent la détente de leurs pistolets,

— Arrêtez, brigands, leur dit-il : une mort si prompt leur serait trop douce ; elles mourront de faim.

Maitre Jacques fixa Helmina pour voir quelle impre sion cette sentence avait faite sur elle ; puis, rema quant que la jeune fille conservait son dédain et su énergie :

— Je vous défends, ajouta-t-il, de laisser entrer q que ce soit ici ; vous Ôterez ces lampes, vous fermer toutes les ouvertures, et vous les enchaïnerez. Je veu être obéi, entendez-vous ?

Les brigands sortirent en faisant un signe de sou mission.

lemanderais à çç le mes épargnes, ria Helmina , qu naitre sa noble f tu appeler ainsi ç jour... qui n'e

; puis, reprenar

Jamnations ! tu] ropose. Eh bier ontre moi, quel ce! mais toi, je

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nés de toutes pià leur chef.

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e leurs pistolets, e mort si prompt it de faim.

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laisser entrer q es, vous fermere ainerez. Je veu

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— Îl est encore temps, Helmina, dit maître Jacques dun ton moitié affectueux, moitié sévère ; persistezçous dans votre résolution ?

Pour toute réponse Helmina lui lança un regard de népris héroïque.

Maître Jacques sortit en grinçant des dents et en faiant des serments épouvantables.

Aussitôt après, les jeunes filles entendirent sur la voûte de la caverne un bruit de pas sourd : c’étaient les brigands qui bouchaient alternativement toutes les ourertures ; en dix minutes, elles se trouvèrent dans l’obscrité la plus complète.

Puis elles se mirent à genoux et adressèrent à l’Eternel la prière des captifs; puis elles s'endormirent en priant, et ce fut un rêve du ciel.

Elles virent un ange étincelant descendre au milieu d'elles ; la lumière qu’il répandait semblait embraser la caverne. | Et l'ange leur dit :

— Vierges captives, le Seigneur a entendu votre prière ; et l'encens de votre vertu a traversé les nuages tpais de la voûte céleste, et s’est répandu autour du trône de Jésus comme une odeur de myrrhe et d’ambroisie. Et le Seigneur, ayant abaissé les yeux sur la terre, a dit des paroles qui ont réjoui les anges : « Bé- » nies soient les vierges du Canada qui gémissent dans » les ténèbres pour la vertu et la religion. »

Et les intelligences célestes ont répété en chœur : « Bénies soient les vierges du Canada qui gémissent » dans les ténèbres pour la vertu et la religion. »

Puis les jeunes filles entendirent en même temps la harpe de David et les mélodies des anges. |

Et l’ange, joignant ses deux mainset les séparant aussitôt, ouvrit la caverne, et Helmina vit paraître son père et son amant, qui lui tendaient les bras.

Et l'ange remonta au ciel, et le concert céleste recommença. Puis un autel s'éleva sur le gazon, et le prêtre bénit Helmina et son fiancé!

Puis elle aperçut dans le lointain un gibet sanglant ; elle détourna les yeux et les porta sur l’avenir qui ve-f nait de se dérouler devant elle: c'était un avenir de délices et de bonheur.

Puis tout disparut comme un rêve, et Helmina s'en. dormit paisiblement.

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