‹ Légendes des croisadesChapitre 2 sur 41 · PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

PRÉAMBULE

vin. C’est là que Jéhova choisit plus tard son sanctuaire. Là toifs les prophètes ont raconté cet avenir, écrit depuis dans les saints Évangiles.

Mais le peuple de Dieu, souvent infidèle, plus souvent ingrat, mérita souvent aussi ces grands revers qui témoignent si clairement du gouvernement temporel de la Providence. Plus d’une fois la ville de ^Jérusalem saccagée expia ses trahisons.

Elle était relevée et brillante quand le Rédempteur, qui voulait la sauver, pleura sur elle. Hélas! si nous avons été rachetés dans son sein par le sacrifice infim qui régénéra le monde et nous ouvrit les cieux, ce furent ses enfants qui commirent le déicide. Elle devait expier encore et plus longuement.

Cependant et malgré l’attente du châtiment qui était annoncé, les disciples du Christ savaient que les voies de Jérusalem avaient conservé l’empreinte des pas de l’Homme-Dieu , qu’il avait parlé dans son temple et dans ses synagogues, qu’il avait fait dans ses murs des miracles que les pervers pouvaient bien attribuer à Belzébuth, mais que personne ne pouvait nier. C’est là donc que se rendaient en foule les premiers pèlerins de la croix; c’est là que se réunissaient les apôtres; et c’est à Jérusalem que se tint le premier concile, l’an 51 , dix-huit ans après la mort de Notre-Seigneur.

Dix-huit ans plus tard , la ville coupable , investie par les Romains, subit effroyablement les angoisses qui lui avaient été prédites. Prise, saccagée, détruite de fond en comble, elle disparut de la terre.

Il est peut-être à propos de remarquer ici qu’à la

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