‹ Légendes des personnagesChapitre 22 sur 55 · DES LUSIGNAN · texte numérisé non relu

DES LUSIGNAN

Selon quelques démonomanes, Mélusine était an démon de la mer. Paracelse prétend que c'était une nymphe cabalistique ; le plus grand nombre en fait une fée puissante. Le beau château de Lusignan passa dans le domaine royal. Hugues-le-Brun avait fait à Philippe-le-Bel des legs considérables ; Guy, son frère, irrité, jeta le testament au feu. Le roi le fit accuser de conspiration et confisqua le château de Lusignan. À cette occasion, l'ombre de Mélusine se lamenta sur la plate-forme du château pendant douze nuits consécutives 4 . On dit ailleurs que cette Mélusine ou Merline, ou encore Mère Lusine, comme dit le peuple2, était une dame fort absolue, et commandait avec une telle autorité, que, lorsqu'elle envoyait des lettres ou patentes scellées de son sceau ou cachet, sur lequel était gravée une sirène, il ne fallait plus songer qu'à obéir aveuglément. C'est de là qu'on prit sujet de dire qu'elle était magicienne, et qu'elle se changeait quelquefois en sirène.

1 En Belgique, Mélusine passe pour êlre la prolectrice de la maison de Gnvrc. On croyait qu'elle ne quittai! jamais le châleau d'Enghiea. (M. Juhs dcS.-.inl-Ge: ois, la Cour de Jean Yl, I. I", p. 82.)

i Mèrr Lusine, ra<re de« Lusignan.

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