SAVENT
ecclésiastique et se compose de quatre semaines, qui rappellent les quatre mille ans de désirs de l'ère ancienne.
On passait autrefois le temps de l'avent dans le jeûne et l'abstinence; et il a été d'abord de quarante jours, comme le carême. On l'appelait le carême de Saint-Martin , parce qu'il arrivait à la suite de cette fête; et on disait que ce jeûne honorait le jeûne de Moïse, comme celui du carême proprement dit honore le jeûne de Jésus-Christ dans le désert.
Mais les marques de pénitence qui s'attachaient à l'avent ont été peu à peu abandonnées, par la condescendance de l'Église. Il n'en est guère resté que l'interdiction des noces depuis le premier dimanche de l'avent jusqu'au lendemain de ï'Épiphanie, interdiction qui peut être levée au besoin par une dispense épiscopale.
L'avent compte plusieurs fêtes dont la principale et la plus auguste est celle de l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie ; solennité qui a lieu avant le grand jour de la nativité de Notre- Seigneur, — comme le mystère qu'elle célèbre a précédé et précède celui de Noël, qui a réparé la chute du genre humain.
Ainsi décembre est illustré des deux grands prodiges de la bonté de Dieu pour nous.
L'évangile du premier dimanche de l'avent est celui du dernier avènement (chap. xxi de saint Luc); c'est un engagement à nous tous de nous recueillir dans les jours de miséricorde que nous allons traverser; et à partir de ce dimanche, on lit tons les