‹ Légendes du moyen ageChapitre 32 sur 55 · Voir Liebrecht. I. c · texte numérisé non relu

Voir Liebrecht. I. c

même probable que c'est la célébrité attachée à

son nom qui engagea, au xni° siècle, un aventurier à se donner à son tour pour l'écuyer non plus de Charlemagnc , mais d'Olivier, appelé Richard, et à jouer ce rôle avec succès, notamment à la cour de Frédéric II1, jusqu'à sa mort, arrivée en 1234 2. Mais le nom de Jean Dévot-à- Dieu, que lui donne notre guide de Terre-Sainte ne se rencontre pas ailleurs que dans le dialogue espagnol du xv° siècle, où il n'est accompagné d'aucun trait caractéristique, et, jusqu'à ce qu'il

1. Voir le passage impayable de Tommaso Tusco, chroniqueur du xnie siècle, cité par M. A. d'Ancona dans les Rendiconti de ['Académie des Lincei (séance du 17 mars JSS9j . Tusco avait vu Richard en 1231 et avait pieusement cru toutes ses histoires : Et in his omnibus divinam nobis est attendere majestatem, qvam in omnibus et ex omnibus collaudemus, quae l'oeil magna et inscruptabilia quorum non est numerus. Le même Guido Bonatti qui parle de Buttadeo avait vu Richard. <[iii dicebat se fuisse in eu fin Caroli Magni et vixisse quadragentis annis... Vidi Ricardum Ravenne era Christi millesima ducentesima vigesima lertia. (Cité dans Neubauer. p. 111.) C'est à cause de cela qu'on a souvent allégué « Guy Donatus » comme ayant vu ce survivant de l'époque de Charlemagne . (Voir Liebrecht. /. c). Il est remarquable que dans ce que le bon Tusco nous rapporte des récits de Richard, il n'y a rien qui se rattache à l'épopée française.

i». Je ne doute pas en effel que ce ne soit de lui qu'il s'agisse dans un passage d'Albéric i\os Trois-Fontaines que j'ai cité jadis [Hi&t. poét. de Charlemagne, p. 323) en corrigeant, comme il tant le faire (et comme ne l'a pas fait le dernier éditeur;. Guidonius en Guidon ius : In Apulia mortuus est hoc unno (1234) quidam senex dierum, </«i dicebat se fuisse armigerum Rollandi Theodrîcum, quidux

Se produise de nouveaux éclaircissements, je suis porté à regarder ce nom soit comme altéré de celui de Buttadeo, soit au moins comme en étant parfaitement indépendant.

Quoi qu'il en soit de ce petit problème, M. Morjhirgo a récemment découvert1 et publié sur l'histoire de Jean Boutedieu en Italie des documents tout à fait nouveaux et fort curieux, d'abord en ce qu'ils éclairent l'histoire même de la légende, et ensuite en ce qu'ils jettent sur l'état des esprits au xve siècle, sur les croyances, les mœurs, les façons de vivre des Italiens et particulièrement des Toscans de cette époque, une très vive et amusante lumière -.

Le plus important de beaucoup de ces documents est la relation qu'un certain Antonio di Francesco di Andréa a laissée de ses rapports avec Jean Boutedieu. Antonio et ses deux frères,

Guidonius dictas est, et imperatùr mutin <il> eo didicil. (Monum.. Germ., >'>'., t. XXIII, p. 936j. La tradition orale, qui avait amené cette notice à Albérie, avait naturellement substitué le célèbre écuyer de Roland à l'écuyer inconnu d'Olivier.

1. C'est proprement M. A. (iherardi qui a trouvé dans les liasses Strozzi, à VArchivio di Stato de Florence, la relation d'Antonio di Francesco di Andréa.

i*. Mentionnons aussi les vers de Gecco Angiolieri, cités par M. Morpurgo d'après un manuscrit, et qui nous mollirent la mémo locution familière qu'emploie Philippe de Novare. On sait la haine féroce que ce poète bizarre, cou-

Andréa et Bartolomeo, habitaient au Borgo a San Lorenzo et avaient en outre une maison à Florence môme ; M. Morpurgo les a retrouvés dans des actes, ainsi que presque tous les personnages que mentionne Antonio. Il n'y a pas l'ombre d'un doute sur l'authenticité du document, non plus que sur la complète bonne foi de l'auteur. Le savant éditeur et commentateur a seulement constaté d'assez fortes erreurs ou contradictions dans les dates, mais on sait combien il s'en rencontre fréquemment de telles dans les écrits du moyen âge (et même de temps plus proches), et Antonio paraît avoir rédigé ses souvenirs assez longtemps après les événements. Il l'a fait dans une forme simple et dénuée d'art, mais qui n'en est que plus piquante dans sa naïveté et qui sent encore, en plein xve siècle, comme le remarque M. Morpurgo, « la schiettezza trecentista ». On lira certainement avec plaisir les extraits que je vais donner de son récit, bien que la traduction leur enlève forcément une bonne partie de leur grâce :

lemporain et ennemi de Dante, nourrissait contre son père, et qu'il a exprimée dans de nombreux sonnets, qui sont assurément au nombre des productions les plus extraordinaires de la poésie. Dans l'un d'eux il s'écrie : « La haine cruelle et violente que je porte avec juste raison à mon père le fera, j'en ai peur, vivre autant que Botadeo. » Le manuscrit ack Giovanni Botadeo, et cette glose prouve

A l'honneur et gloire de Dieu tout-puissant en Trinité, Père, Fils et Esprit-Saint, et de Marie toujours vierge et de toute la cour céleste de Paradis, moi, pauvre pécheur ou pour mieux dire grand et habituel et large pécheur, je ferai ici record dans ce mien volume d'une des choses les plus merveilleuses que peut-être par aventure la plus grande partie de ceux qui vivent aujourd'hui aient jamais entendues. Et c'est avec grande peur que j'ai pris la plume pour écrire et faire record de ces choses si merveilleuses, craignant que les gens n'y prêtent pas foi, et c'est très craintivement que je m'y applique. Mais je prends courage, et j'invoque pour mes vrais témoins Dieu et les autres habitants du ciel, et ensuite les quelques personnes qui vivent encore et qui ont vu une partie de ces choses que je vais raconter, et leurs noms se feront connaître au fur et à mesure que, en poursuivant cette œuvre, il y aura lieu de les nommer.

Après cette solennelle protestation de bonne foi , Antonio rappelle qu'un homme « appelé « Giovanni Bottadio l, autrement Giovanni servo di Dio (et c'est ainsi qu'il se fait nommer), fut dans ces contrées d'Italie et les parcourut toutes » vers les années 1310 à 1320, « et, ajoute-t-il,

que le scribe connaissait la locution avec le nom entier, réduit par le poète pour le besoin de son vers.

1. Antonio écrit Vottadio ou Bottadio, niais (•"est une simple variante graphique, qui ne prouve rien pour un rapprochement avec Giovanni de Yoto-a-Dio.

beaucoup d'anciens à qui j'ai parlé m'ont dit l'avoir vu et avoir parlé avec lui clans ce temps... Et depuis ce temps on ne l'a plus vu et on n'a plus entendu parler de lui en Italie ; et il va ainsi parcourant toute la terre ; et je trouve qu'il reste environ cent ans à revenir dans un pays. » C'est en effet en 1411 d'après ses souvenirs, mais en 1416 d'après les synchronismes qu'il fournit, que pour la première fois, non pas Antonio lui-même, mais son frère Andréa vit l'éternel voyageur. Le cadre dans lequel il le rencontra et le rôle qu'il lui vit jouer conviennent admirablement à la figure tourmentée de ce grand pécheur puni pour sa dureté de cœur, mais repentant et devenu secourable et pitoyable à tous, en même temps qu'ils nous présentent une scène comme il s'en passait souvent à cette époque. Aux environs de Noël, un habitant de Bologne, Giano di Duccio, qui s'était réfugié en Toscane au Borgo a San Lorenzo, « parce que les exilés de Bologne, surtout les Guidotti, l'avaient menacé de lui faire manger ses enfants par force de faim, comme étant l'ami de Luigi da Prato, gouverneur de Bologne », ce Giano donc voulut retourner à Bologne, pensant que les exilés n'avaient plus aucune chance d'y rentrer. Il se mit en route. accompagné d'Andréa, frère du narrateur :

Ils partirent du Borgo avec un cheval portant deux paniers et dans les paniers les deux lits de Giano, l'un appelé Ducciô, âgé de douze ans. et l'autre Giovanni, âgé de huit ans, et Andréa guidait ce cheval chargé desdits enfants, et derrière allait Giano sur un gros cheval. Et arrivé sur l'Alpe, laquelle était chargée de neige, il survint une fortune de temps avec chasse-neige, si bien que les chevaux se faisaient avec la neige des brodequins aux pieds, et ils choppaient et même tombaient souvent, et les enfants étaient en grand péril... Et comme on se reposait un moment, survint ledit Giovanni Bottadio, et il passait marchant très fort; pourquoi ledit Andréa l'appela et lui dit : « Frère, plaise-vous nous faire un peu de compagnie pour l'amour de Dieu, afin que ces enfants ne périssent pas! » Et il était en habit de pinzoehero du tiers ordre de saint François, mais il n'avait pas de manteau, et il n'avait qu'un soulier. 11 répondit : « Oui bien, pour l'amour de Dieu! » Et il partit avec eux, tenant les mains aux paniers, et Andréa menait le cheval à la main, et derrière (iiano sur son dit cheval. Et allant ainsi, (et pourtant le péril était grand), ledit Giovanni serviteur de Dieu se tourna vers Giano et lui dit : « Veux-tu que je mette ces enfants en sûreté? » Giano dit : « Oui, par Dieu! » Giovanni dit: « Où voulons-nous arriver ce soir?» Giano dit : « A Scaricalasino. » Giovanni dit : « Or sus, au nom de Dieu! » Et il prit les enfants à son cou, un sur chaque épaule, et leur dit : « Prenezmoi aux cheveux, et tenez-vous bien. » Il avait abaissé son chaperon, et, ayant ainsi fait, il se mit

en route, et, parce que son soulier l'embarrassait, il le jeta, et il partit, et eu peu de temps ils le perdirent de vue. Il arriva [à Scaricalasino] à l'auberge d'un hôte qui a nom Capecchio, et il posa les enfants devant le feu, et il se mit à l'aise, lui et les enfants, et il fit tuer une couple de bons chapons, et ils étaient déjà mis au feu et le pot bouillait, quand arriva Giano, qui croyait sûrement avoir perdu ses fils, et qui fit grande fête, et un bon bout de temps après arriva Andréa. Et le temps venu, s'étant mis à table et ayant soupe, revenus près du feu, cuisant des châtaignes et discourant avec grand plaisir, Giano se tourna vers ledit hôte, et lui dit : « Comment vont les affaires? » Il répondit : « Petitement ; et j'ai ces filles (il en avait deux grandes), et je n'ai pas le moyen de les doter et de les marier. » Sur quoi ledit Giovanni serviteur de Dieu se mita rire ', et Giano demanda : « De quoi riez-vous? » Il dit : « Je ris parce que celui-là vous conte des bourdes; il dit qu'il fait peu d'affaires, quand de Bologne à Florence il n'y a pas d'auberge mieux achalandée et qui fasse plus que celle-ci; il dit qu'il n'a pas de quoi marier ou doter ses filles, et je dis qu'il a muré dans un trou de cette maison 240 florins d'or, en sorte qu'il les peut très bien marier, et il ne le fait

1. M. Morpurgo remarque à propos de ce trait que Giovanni se comporte ici autrement que le Juif Errant ordinaire, qui ne rit jamais (non plus que Cartaphilus). Il rapproche le rire ironique de Giovanni de relui de Yuomo .selcar/gio dans un récit populaire italien : mais l'anecdote ici racontée rappelle surtout le rire de Merlin (autre homme sauvage, à propos des contradictions qu'il est seul à voir entre les apparences et la réalité.

pas par avarice el mauvaise inclination, et il s'en

repentira. d Capecehio, l'hôte, répondit : « Je crois que j'ai logé des bateleurs. » Et on échangea beaucoup de paroles, l'un niant, l'autre affirmant, puis on alla reposer. 111 Giano étant déjà au lit avec ses lil> mais Giovanni non. car il ne dormait jamais dans un lit l], Giano dit a Giovanni : « Est-ce vrai ce que vous dites, qu'il a ces deniers dans le 111111'? Giovanni dit : « Tu les as près de ta tète à moins de deux brasses, et si tu veux les voir je te les ferai voir. » Giano dit qu'il le croyait sans le voir. La nuit passée, on se mit en point de partir, et Capecehio prit par la main ledit Giovanni et le tirant à part lui dit : « Donnez-moi conseil pour ma conduite. » Et il lui dit : « Marie tes filles, autrement je t'annonce qu'elles tourneront mal. » Et il promit de le faire, et il le fit par la suite. — Et j'ai dit tout cela jusqu'à présent afin que vous entendiez comment les choses secrètes sont pour lui manifestes; et maintenant nous parlerons d'affaires plus importantes.

Ces grandes affaires, où Giovanni montra mieux encore son omniscience, sont les affaires de Bologne. Giano di Duccio, comme on l'a vu, y rentrait sans crainte, croyant le parti des Guidotti dépourvu de toutes chances de revanche : Giovanni lui annonça que dans dix jours les

1. Ce trait ne se retrouve pas textuellement ailleurs, mais il est impliqué dans celles des versions de la légende qui condamnent le Juif au mouvement perpétuel, ce qui n'est pas 1«- cas pour le nôtre.

exilés seraient redevenus maîtres de la ville ; mais en même temps il lui donna des conseils et un « bref » grâce auxquels il n'aurait rien à craindre d'eux, et tout se passa comme il l'avait prédit. Antonio ne nous dit pas dans tout cela comment Andréa et Giano avaient reconnu leur mystérieux compagnon, qu'il désigne d'emblée comme Giovanni Bottadio, et ne nous apprend pas s'il s'était fait connaître à eux ; mais Andréa l'avait invité à venir le voir à Florence ou au Borgo. C'est ce qu'il fit l'année suivante, après avoir été à Vicence (où on voulut le pendre comme espion, mais où les plus grosses cordes cassèrent, si bien que le capitano le relâcha), visité la Marche Trévisane, Venise et la Marche d'Ancône. Il ne lit que passer au Borgo, non sans avoir fait une prédilection surprenante et qui se réalisa dans le mois1, mais il resta plus longtemps à Florence.

11 vint à Florence dans ma maison, dans le quartier degli Alberti (la San Romeo, où tout le monde accourait pour le voir, et entre autres y vint messer Lionardo d'Arezzo2, chancelier de la Seigneurie, et

1. Il est dit ici que, quand la population du Borgo sut que Giovanni Bottadio était là, elle accourut en foule : il s'était donc nommé, ou Andréa (qui n'est pas mentionné ici) l'avait désigné ?

2. C'est le célèbre Léonard Bruni, dit Léonard Arétin. homme véritablement docte et dont l'admiration pour le

il resta avec lui dans ma pauvre maison trois heures ou plus a discourir. Et en descendant, messer Lionardo fut interrogé par plusieurs citoyens sur ce qu'il pensait de cet homme, et il répondit : « Ou c'est un ange de Dieu, ou c'est le diable, car il a toutes les sciences du monde, il connaît toutes les langues et les mots les plus rares de toutes les provinces. » Et il n'en dit rien d'autre.

Voilà tout ce qu'on nous raconte de la première visite de Giovanni à Florence, qui ne parait avoir été que d'un jour ; il revint une autre année au mois de mai, et toujours chez notre narrateur.

Tout le monde venait pour le voir, et Peruzzi, et Ricasoli, et Busini, et Morelli, et Alberti, et autres, proches ou lointains. J'avais peur que les planches de ma maison, qui était petite et vieille, ne rompissent, et je dis ma crainte à tous, en ajoutant : « Ce soir il ira loger ailleurs. » Ils attendirent alors patiemment l'heure où il devait sortir, pour le voir, et il arriva une si grande multitude de gens que toute la place des Alberti et toutes les rues se remplirent. Et vers les deux heures du soir vint une grande troupe envoyée pour lui par la Seigneurie, entre autres Richard, commandeur, et Maso del Fante, massier, et quatre sergents, et nous sortîmes avec lui de ma maison, Bartolomeo mon frère et moi, avec beaucoup de torches, et nous traver-

savoir du prétendu Buttadeo est assez étonnante. Mais était-elle bien sérieuse ?

sûmes toute cette foule si serrée que nous pouvions à peine passer, et pourtant nous ne fûmes vus de personne. 0 Dieu vrai, combien tes œuvres sont admirables!... Et le matin la Seigneurie voulut le voir, et il fut conduit au Palais, et ils tirèrent de lui beaucoup d'informations l. Et, avant pris congé, il partit de Florence et alla vers la Fouille et la Sicile.

Cependant les curieux qui étaient restés à attendre jusqu'à minuit étaient fort désappointés, et ils eurent grande peine à croire le récit que leur lit Antonio. L'un d'eux,, Giovanni Morelli, jura que, si Giovanni se trouvait en lieu sur lequel il eut juridiction, il verrait bien s'il s'en irait ainsi par l'air. Mais l'année suivante Giovanni vint en effet au Mugello, dont Morelli était devenu vicario, et il déjoua tous les efforts que celui-ci fit pour le forcer à venir le trouver. Il y alla enfin de son plein gré ; le soir venu, Morelli, sous prétexte de l'honorer, le fit mettre « dans une lionnète prison, qui est une bonne chambre, laquelle est dans le roc sous le fondement de la tour, ei dans laquelle sont deux

•1. Il est probable que le prétendu Buttadeo, qui parcourait sans cesse l'Italie, observait pas mal de choses et -avait en tirer parti à l'occasion, ce qui explique à la fois qu'on l'ait traité à Florence avec tant de ménagements et qu'on ait voulu le pendre comme espion a Vicence,

fenêtres toutes petites, avec du 1er très gros et si serré qu'un rat n'y passerait pas, et une porte basse de grosses planches toutes bardées de gros fer avec une grande serrure » ; mais le lendemain il n'y avait plus personne, et Morelli retourna à Florence assez humilié, mais consolé par la promesse que lui avait faite Giovanni, et qui se réalisa bientôt, que sa femme, jusque-là stérile, allait lui donner un fils.

Trois fois encore Giovanni vint à Florence, étonnant toujours les gens par ses révélations sur ce qu'ils croyaient le plus secret. La seconde fois il se logea dans une auberge et fit demander Antonio, assurant qu'il était chez lui, bien que son frère Bartolomeo sût qu'il était parti le matin pour un voyage de plusieurs jours ; mais le hasard avait voulu qu'il fût revenu à l'improviste, en sorte que Bartolomeo, qui avait perdu du coup toute confiance en Giovanni, trouva son frère à la maison, à son grand émerveillement, et l'amena à son étrange ami.

J'allai chez lui, qui avait ordonné un dîner très large, avec beaucoup de poissons1, et il était déjà à table quand j'arrivai. Il me fit mettre à table, et nous mangeâmes de grand cœur, et quand je voulus payer, l'aubergiste ne le voulut en aucune façon 2;

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