‹ Légendes du Nord-Ouest [microforme]Chapitre 8 sur 17 · SIXIÈME LÉGENDE · texte numérisé non relu

SIXIÈME LÉGENDE

LES ASSINIBOINES AU FORT LaREINE.

À l’époque où les Français étaient encore en possession des forts au Nord-Ouest, en l'année 1752, M. Legurdeur de St-Pierre se trouvait an mois de février, dans le fort LaReine, (1)

Oe fort était exposé aux incursions des Assiniboines qui avaient à, leur pays de chasse, De tons temps, au Nord-Ouest, ces sauvages

furent redoutables, non seulement pour Îles

@) Le fort LaReine était bâti sur le rôté nord de la rivière Assiniboine, dit La Verendrye, dans son journal. De ce fort, il y avait un portage de trois lieues, dit-il pour tomber dans le lue des g'rairies (lac Manitoba), en se dirigeant du côté nordest.

D'après cette indication, il n’y a pas de donte que le tort LaRoeine était À l'endroit où est aujourd'hui bâtie la ville du Portage de la Prairie,

blanes, mais aussi pour les autres tribus indiecnnes,

Leur vie se passait à chercher des occasions de massacrer et de piller; ils mettaient là coute leur gloire ; aussi, ne laïissiient-ils échappe" aucune chance d’exercer leur instinct férou2,

Ces sauvages venaient souvent au fort Ste- Anne pour y faire des échanges avec les Franquais à qui ils apportaient leurs pelleteries. Les

Français se méfiaient d'eux, et ne les admet-

taient jamais plus de dix à la fois dans l’in-

térieur du fort.

‘ Le 22 février 1752, environ vers les neuf

‘heures du matin, dit M. Legardeur de St-

“ Pierre dans son journal, je me trouvais dans

& 1e fort avec ana Français: l'avais envoyé le LAN

‘surplus de mes gens, consistant en quatorze

‘ personnes, chercher des vivres dont je man-

Ca

“quais depuis quelques jours.

J'étais tranquille dans ma chambre, lors-

qu'il entra, dans mon fort. deux cents Assi-

La CS

Ca

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