‹ Légendes du Nord-Ouest [microforme]Chapitre 9 sur 17 · CN · texte numérisé non relu

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nihoines, tous armés, Ces sauvages se dispersèrent en un instant dans toutes les maisons; plusieurs entrèrent chez moi sans être armés, les autres restèrent dans le fort. Mes gens vinrent m'avertir de la conte nance de ces sauvages. Je courus à eux. Je leur dit vertement qu’ils étaient bien hardis de venir aussi en foule dans mon fort, avec des armes. L'un d'eux me répondit en e«r/slincau, qu'ils venaient pour fumer. Je leur dis que ce n’était pas la façon dont ils devaient s'y prendre, et qu’ils avaient à se retirer sur le champ. Je crus que la fermeté avec laquelle je lui avais parlé, les avait un peu intimidés, surtout ayant mis à la porte quatre de ces sauvages les plus insolents,

sans qu’ils eussent dit un mot. Je fus tout

‘ de suite chez moi ; mais, dans le même ins-

tant, un soldat vint m’'avertir que le corps U

de garde était plein de ces sauvages et qu'ils

‘s'étaient remwlus maîtres des armes. Je fis

demander à ces sauvages, par un cristineau

“ qui servait d’interprète, quelles étaient leurs

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vues, et pendant ce temps-là, je me dispo- # sai à combattre avec ma faible troupe. L’in-

“ {erprète qui me trahissait, me dit que ces

“ sauvages n'avaient aucun mauvais dessein ; $ mais immédiatement après, un orateur As-

“ siniboine qui n'avait cessé de me faire de

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