‹ Lègendes du Nouveau TestamentChapitre 17 sur 106 · DE LA FUITE EN EGYPTE · texte numérisé non relu

DE LA FUITE EN EGYPTE

prêtre des idoles, pauvre enfant possédé de plusieurs démons, pénétra, au moment où ses hôtes horribles le rendaient furieux, dans la demeure qui avait donné asile à la sainte Famille. En ce même instant, Marie lavait les langes de l'Enfant Jésus, et les suspendait pour les sécher sur une perche. Le jeune possédé prit machinalement un de ces langes et se le mit sur la tète. Aussitôt les démons qu'il portait avec lui sortirent par sa bouche sous des figures de serpents et de corbeaux ; et il se mit à chanter les louanges du Dieu qui l'avait délivré. Son père, le voyant, s'écria : C'est cet Enfant qui est le Fils de Dieu. Notre idole s'est écroulée lorsqu'il a paru devant elle.

Beaucoup de miracles semblables signalèrent le passage de la sain(e Famille. Une jeune fille dont le corps était entièrement couvert d'une lèpre blanche se lava avec l'eau qui venait de laver l'Enfant Jésus; elle fut aussitôt guérie et entièrement pure. D'autres malades éprouvèrent le môme bienfait.

Mais la sainte Famille s'arrêta peu à Héliopolis. Elle alla, une lieue et demie plus loin, au village de Matarieh, où l'on montre toujours un sycomore qui a plus de six brasses de circonférence, et que les Arabes n'ont jamais cessé d'appeler l'arbre de Jésus et de Marie (1).

On y révère aussi une fontaine d'eau douce, dite la fontaine de Marie, où les pèlerins, chrétiens et musulmans , vont toujours chercher la guérison de leurs maux.

(1) Le P. de Géramb vit ce bel arbre en 1833. Il est au miEeu d'un vaste jardin planté d'orangers.

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