QUELQUES MOTS
avidement à sa bouche. Quelques pas plus loin? le père laissa tomber une seconde cerise que Thomas ramassa avec le même empressement. De cette façon le père lui fit ramasser toutes les cerises l'une après l'autre.
» Quand il eut avalé la dernière, le père s'arrêta, se tourna vers lui et lui dit : — Yois-tu, mon fils, si tu avais voulu te baisser une seule fois pour ramasser le morceau de fer à cheval , tu n'aurais pas été obligé de te donner cent fois la même peine pour ramasser les cerises. »
Il y a dans ce récit, que le chanoine Schmid a reproduit dans sa simplicité, une douce et bonne morale. Croirait-on que Goethe, ce grand homme, comme nous disons, s'est amusé à l'écrire en remplaçant le villageois par Notre Seigneur Jésus-Christ , et Thomas le dédaigneux par saint Pierre ? Mais il y avait là un but , la pensée de rendre ridicule le chef ardent et dévoué de la sainte Église.
XXXÏX. — QUELQUES MOTS