‹ Lègendes du Nouveau TestamentChapitre 92 sur 106 · III. TRADITION UNIVERSELLE D UNE VIERGE MÈRE · texte numérisé non relu

III. TRADITION UNIVERSELLE D UNE VIERGE MÈRE

Voici qu'une vierge concevra et enfantera un fils, qu'on appellera Emmanuel, c'est-à-dire Dieu avec nous.

Isaïe, ch. VII, 14; S. Matthieu, ch. I, 23.

La troisième des lettres adressées par M. Drach , rabbin converti , à ses anciens -coreligionnaires, est consacrée à établir que cette prophétie d'Isaïe, qui nous sert ici d'épigraphe, a été connue de toute la terre, et qu'elle estdevenne pour tous les peuples une tradition divine. On le savait déjà; mais le savant ramené au bercail a rassemblé des preuves curieuses que nous devons citer ici sommairement.

La prophétie d' Isaïe a eu lieu sept cent cinquante ans environ avant l'ère chrétienne, au moment où Romulus fondait Rome , tête de ce grand empire sous lequel l'Enfant divin devait naître. Les Juifs voyaient tous, dans le Messie attendu, autre chose qu'un homme ordinaire; il devait descendre d'en haut. Sans père sur la terre, une femme, que les rabbins appellent la Mère céleste, devait, par un miracle unique, le recevoir dans ses chastes entrailles et demeurer vierge jusqu'à sa bienheureuse mort.

Les Indiens et les Chinois, dont les annales certaines ne remontent pas plus haut que la fondation de Rome, ont connu, Comme tous Jes autres peuples, cette heureuse tradition, qui se rattache au dogme de la chute originelle. Les brahmes ont en-

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