‹ Lègendes du Nouveau TestamentChapitre 93 sur 106 · D'UNE VIERGE MÈRE · texte numérisé non relu

D'UNE VIERGE MÈRE

seigné dès lors que Bouddha, le réparateur, était né de la vierge Maïa, fécondée par l'intelligence céleste. Les Chinois croient que leur Dieu , appelé par les uns Ché-kia, par les autres Fo ou Fo-hi, est né miraculeusement d'une vierge,. dans le sein de laquelle il s'était incarné. Ils donnent à cette vierge un nom qui signifie « la plus parfaite et la plus belle » , et qui n'a pu convenir qu'à l'auguste Marie.

Dans une contrée de l'Inde , les voyageurs ont vu Krischna , le dieu réparateur, sur les genoux de Jachada , sa mère vierge, et tous deux portant l'auréole. Barrow, clans la Chine, a cru admirer l'image, que nous révérons dans nos temples, de Jésus sur les bras de sa mère. C'était Sching-mou (la sainte Mère), qu'on honore comme ayant donné le jour à un dieu, sans cesser d'être vierge. Le voyageur la vit dans une niche somptueuse, représentée, ainsi que son fils , au milieu d'une gloire rayonnante.

Chaque province de la Chine varie dans les monuments de cette tradition, qui n'est, dans le fait principal, altérée nulle part. En quelques lieux, les enfants de la Chine vous diront que Heou-Tsi , chef de la dynastie des Tcheou, fut miraculeusement conçu par la vierge Kiang-Yuen, sa mère, qui l'enfanta sans douleur; et ils ajoutent que rien n'est impossible au Ciel.

Schmitt, dans son livre des Mythes et de leur origine, que M. Henrion a traduit et publié sous le titre de Rédemption du genre humain annoncée par les traditions, etc., Schmitt dit, à propos de la prophétie d'Isaïe : « Toute la Chine a lu ce passage dans ses

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