‹ Légendes et archives de la BastilleChapitre 36 sur 59 · IbiJ · texte numérisé non relu

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du Canada, ayant été déchargés de l'accusation, reçurent, à leur sortie de la Bastille, une pension viagère '. D'autres fois, la détention d'un particulier met sa famille dans la gêne. On le maintient à la Bastille, si l'on estime qu'il le mérite, mais on donne des secours aux siens. Le duc de Choiseul écrit, en date du 3 septembre 17G3, au lieutenant de police : « J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire en faveur des enfants du sieur Joncaire-Chabert. Je vous préviens avec plaisir que je leur ai procuré un nouveau secours de trois cents livres (sept cents îrancs d'aujourd'hui) on considération de la situation fâcheuse où vous m'avez marqué qu'ils se trouvaient -. » Louis XW assura à l^ellisson, rendu libre, une pension de deux mille écus. Le régent accorda à Voltaire, après sa sortie de la Bastille, une pension de douze cents livres. Louis XVI fit à Latude une rente de quatre cents livres, à La Rocheguérault une rente de quatre cents écus. Le ministre Breleuil pensionna tous les prisonniers qu'il fit mettre en liberté ^ Brun de Condamine, enfermé de 1779 à 1783, reçut à sa sortie une somme de six cents livres *. Ren-

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