‹ Légendes et archives de la BastilleChapitre 42 sur 59 · I, LXXV · texte numérisé non relu

I, LXXV

2. Entre autres Etter de Sybourg, qui obtient du roi une prolongation de sa détention à la Bastille. Bihl. ik i: Arsenal. Archives de la Bastille, 1-2051. Leguay, le lanicii.v Latude, bien d'autres, refusèrent la liberté qui leur fut ollerte.

On lit dans le registre de Du Junca: « Le mardi 2'Joct. 1697, à di.x heures du matin, j\1. le comte de Morlol est sorti de la Bastille dans une entière liberté, lequel ordre, que M. de Besmaus avait reçu il y avait quelques jours, a été tenu secret pour faire plaisir à M. de Morlot, qui comptait avoir assez de crédit auprès de M. de Pomponne pour rester partie de l'hiver encore à la Bastille ». Bibl. de l'Ars-:7ial, ms. 5134, f. 2n v«.

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82 LKt.hiMiKs ET ARCHIVES DE LA BASTILLE.

si douce à M. d'Halmiltou qu'il me pria d'en faire h description en vers. » Les Mémoires de Mme de Staal nous présentent ses années de Bastille comme les plus heureuses qu'elle ait connues. « Au fond de mon cœur, j'étais fort élbignée de désirer ma liberté. » « Je demeurai à la Bastille six semaines, observe l'abbé Rlorcllet, qui s'écoulèrent, j'en ris encore en y pensant, fort agréablement pour moi. » Et, plus tard, Dumouriez répète qu'à la Bastille il fut heureux et ne s'ennuya pas.

Tel a été le régime de la célèbre prison d'État. 11 n'y avait pas, au siècle dernier, un lieu de détention en Europe où les prisonniers fussent entourés d'autant d'égards et de confort; il n'y en a pas aujourd'hui.

Mais il serait absurde, malgré ces adoucissements très réels, de prétendre que les captifs fussent généralement satisfaits de leur incarcération. Rien n'est une consolation à la perte de la liberté. Combien de malheureux se sont frappé, désosj)érés, la tôle aux épaisses murailles, tandis qiic femme et enfants et les intérêts les plus graves les appelaient au dehors! La Bastille a été la cause de bien des mines, entre ses murs ont été versées des larmes qui n'ont pas été séchées.

Au xviii»^ siècle, un écrivain a défini la prison d'État : « Une Bastille est toute maison solidement bûtie, hermétiquement fermée et diligera-

La vîe a la bastille. 83^

ment gardée, où toute personne, quels que soient son rang-, son âge, son sexe, peut entrer, sans savoir pourquoi, rester sans savoir combien, en attendant d'en sortir sans savoir comment * ». Ces lignes, écrites sous couleur de défendre la vieille prison d'État, en contiennent la condamnation, sans appel, devant Tesprit moderne.

1. Apologie de la Bastille (ouvrage anonyme, par Servan), p. 54. \

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Depuis deux siècles, il n'est pas de question qui ait passionné davantage Topinion publique que celle du Masque de i'er. Des livres écrits sur ce sujet se remplirait une petite bibliothèque. On désespéra de lever le voile. « L'histoire du Masque de 1er, dit Michelet, restera probablement à jamais obscure «, et Henri Martin ajoute : « L'histoire n'a pas le droit de se prononcer sur ce qui ne sortira jamais du domaine des conjectures », Aujourd'hui, le doute n'existe plus. Le problème est résolu. Avant d'exposer la solution que la critique, d'une voix unanime, a déclaré exacte, nous allons transcrire les rares documents authentiques que nous possédons sur l'homme au masque, puis exposer les principales solutions qui

1. Pour les noies et références qui ne sont pas indiquées ci-après, voir l'Homme au masque de velours noir, dans la licvue historique, LVI (1894), 253-303, et Nouveaux Documents sur la Bastille dans la Revue Bleue du 26 mars 1898.

ont été proposées, avant d'arriver à la solution véritable.

1° Les documents.

Le livre d'écrou de la Bastille. — Dès le début, citons le texte qui est l'origine et le fondement de tous les travaux publiés sur la question du Masque de fer.

Etienne Du Junca, lieutenant de roi à la Bastille, dans un journal dont il commença la rédaction le 11 octobre 1690, quand il entra en possession de sa charge — sorte de livre d'écrou où il consignait au jour le jour les détails concernant l'arrivée des prisonniers*, — écrit, à la date du 18 septembre .1698, ces lignes que la légende populaire a rendues mémorables :

« Du jeudi, 18 septembre (1698), à trois heures après midi, M. de Saint-Mars, gouverneur du château de la Bastille, est arrivé pour sa première entrée, venant de son gouvernement des îles Sainte-Marguerite-Honorat, ayant mené avec lui, dans sa litière, un ancien prisonnier qu'il avait à Pignerol, lequel il fait tenir toujours masqué, dont le nom ne se dit pas, et l'ayant fait mettre, en descendant de la litière, dans la première chambre de la tour de la Bazinnière, en attendant

1. Ce Journal de Du Junca, qui est un trésor d'informations sur la vie à la Bastille sous Louis XIV est,, comme on l'a vu, souvent cité dans les notes ci-dessus.

la nuit pour le mettre et mener moi-même, à neuf heures du soir, avec M. de Rosarges, un des sergents que M. le gouverneur a menés, dans la troisième chambre, seul, de la tour de la Berlaudière, que j'avais fait meubler de toutes choses, quelques jours avant son arrivée, en ayant reçu Tordre de M. de Saint-Mars; lequel prisonnier sera servi et soigné par M. de Rosarges, que M. le gouverneur nourrira (c'est-à-dire : et nourri par le gouverneur) '. »

Dans un second registre, qui fait pendant au premier, registre où Du Junca consignait les détails de la mise en liberté ou de la mort des prisonniers, nous lisons, à la date du 19 novembre 1703 :

« Du même jour, 19° de novembre 1703, le prisonnier inconnu, toujours masqué d'un masque de velours noir, que M. de Saint-Mars, gouverneur, a mené avec lui en venant des îles Sainte- Marguerite, qu'il gardait depuis longtemps, lequel s'élant trouvé un peu mal hier en sortant de la messe, il est mort ce jourd'hui, sur les dix heures du soir, sans avoir eu une grande maladie, il ne se peut pas moins. M. Giraut, notre aumônier, le confessa hier. Surpris de sa mort, il n'a point reçu les sacrements, et notre aumônier l'a exhorté un

1. Nous avons ci-dessus corrigé l'orthographe grossière de Du Junca.

moment avant que de mourir. El ce prisonnier inconnu, gardé depuis si longtemps, a été enterré le mardi, à quatre heures de l'après-midi, 20° novembre, dans le cimetière Saint-Paul, notre paroisse; sur le registre mortuel on a donné un nom aussi inconnu. M. de Rosarges, major, et Arreil, chirurgien, ont signé sur le registre. »

Et en marge :

« J'ai appris depuis qu'on l'avait nommé sur le registre M. de Marchîel, qu'on a payé 40 livres d'enterrement ^ »

Les registres de Du Junca étaient conservés dans les anciennes archives de la Bastille, d'où ils ont passé à la Bibliothèque de l'Arsenal, où ils sont conservés aujourd'hui -. Ils sont rédigés d'une grosse écriture de soldat peu habile à manier la plume. L'orthographe en est grossière. Mais les faits y sont rapportés avec précision et se sont toujours trouvés exacts quand ils ont été contrôlés.

On vient de voir, par l'extrait du registre des sorties, que le mystérieux prisonnier ne portait pas un masque de fer, mais un masque de velours noir.

Quant à l'inscription dans le registre de l'église Saint-Paul, on l'a retrouvée. La voici :

I. L'oi'lhograplie (lo Du Junca ost rcclilioo ci-dossus. ■2. Mss. 51:j:{ ;v|.'îl.

« Le 19" (i703), Marchioly, âgé de quarantecinq ans, ou environ, est décédé dans la Bastille, duquel le corps a été inhumé dans le cimetière de SainL-PauI, sa paroisse, le 20" du présent, en présence de M. Rosage (sic), majeur delà Bastille, et de M. Reglhe {sic) chirurgien majeur de la Bastille, qui ont signé. — Signé : Rosarges, Reilue '. »

Tels sont les documents fondamentaux de l'histoire de l'homme au masque; nous verrons plus loin qu'ils suffisent à faire connaître la vérité.

La lettre du gouverneur de Sainte-Marguerite . — Nous venons de voir, par le registre de Du Junca, que l'homme au masque avait été aux îles Sainte- Marguerite, sous la surveillance de Saint-Mars, qui , nommé gouverneur de la Bastille, l'avait amené avec lui. Dans la correspondance échangée entre Saint-Mars, gouverneur du château des îles Sainte-Marguerite, et le ministre Barbezieux, on trouve, à la date du 6 janvier 1696, la lettre suivante, où Saint-Mars expose la m'anière dont il agit avec ses prisonniers, et où il est question de l'homme au masque sous le terme « mon ancien prisonnier » :

1. Cet acte était conservé dans les .\rchives de la Ville de Paris; il a été détruit dans l'incendie de dSTl ; le fac-similé en avait été, heureusement, reproduit dans la traduction anglaise par Vizetelly (Londres, 1870, in-8), et dans la 5* édition française (Paris, librairie Didier, 1878, in-8) du livre de .Marius Topin, r Homme au masque de fer.

« Monseigneur,

« Vous me commandez de vous dire comment l'on en use, quand je suis absent ou malade, pour les visites et précautions qui se font journellement aux prisonniers qui sont commis à ma garde. Mes deux lieutenants servent à manger aux heures réglées, ainsi qu'ils me l'ont vu pratiquer et que je le fais encore très souvent lorsque je me porte bien. Le premier venu de mes lieutenants, qui prend les clefs de la prison de mon ancien prisonnier^ par où Ton commence, ouvre les trois portes et entre dans la chambre du prisonnier, <|ui lui remet honnêtement les plats et assiettes qu'il a mises les unes sur les autres, pour les donner entre les mains du lieutenant qui ne fait que de sortir deux portes pour les remettre à un de mes sergents, qui les reçoit pour les porter sur une table à deux pas de là, où le second lieutenant, qui visite tout ce qui entre et sort de la prison et voit s'il n'y a rien d'écrit sur la vaisselle; et après que l'on lui a donné le nécessaire, l'on fait la visite dedans et dessous le lit, et, delà, aux grilles et aux fenêtres de sa chambre, et, fort souvent, sur lui ; après lui avoir demandé fort civilement s'il n'a pas besoin d'autre chose, l'on ferme les portes pour en aller faire tout autant aux autres prisonniers. »

La lettre de M. de Palteau. — Le 19 juin 1768,

M. de Formanoir de Palteau adressa, du château de Palteau, près de Villeneuve-le-Roi, au célèbre Fréron, directeur de r Année littéraire , une lettre qui fut insérée dans le numéro du 30 juin 1768, L'auteur de cette lettre était le petit-neveu de Saint-Mars. A l'époque oii celui-ci fut nommé gouverneur de la Bastille, le château de Palteau lui appartenait, et il s'y arrêta avec son prisonnier masqué, en allant des îles Sainte-Marguerite à Paris.

« En 1698, écrit M. de Palteau, M. de Saint- Mars passa du gouvernement des îles Sainte- Marguerite à celui de la Bastille. En venant en prendre possession, il séjourna avec son prisonnier à sa terre de Palteau. L'homme au masque arriva dans une litière qui précédait celle de M. de Saint-Mars; ils étaient accompagnés de plusieurs gens à cheval. Les paysans allèrent au-devant de leur seigneur, M. de Saint-Mars mangea avec son prisonnier, qui avait le dos opposé aux croisées de la salle à manger qui donnent sur la cour. Les paysans que j'ai interrogés ne purent voir s'il mangeait avec son masque; mais ils observèrent très bien que M. de Saint-Mars, qui était à table vis-à-vis de lui, avait deux pistolets à côté de son assiette. Ils n'avaient pour les servir qu'un seul valet de chambre, qui allait chercher les plats qu'on- lui apportait dans l'antichambre, fermant soigneu-

scment sur lui la porlc de la salle à manger. Lorsque le prisonnier traversait la cour, il avait toujours son masque noir sur le visage; les paysans remarquèrent qu'on lui voyait les dents et les lèvres, qu'il était grand et avait les cheveux bkuics. M. de Saint-Mars coucha dans un lit qu'on lui avait dressé auprès de celui de l'homme au masque. »

Ce récit est tout entier marqué au coin de la vérité. M. de Palteau, qui l'écrit, ne cherche à en tirer aucune conclusion. Il ne prend parti ni pour l'une ni pour l'autre des hypothèses alors disculées pour expliquer l'identité du mystérieux inconnu. Il se contente de rapporter le témoignage de ceux de ses paysans qui virent l'homme masqué lors de son passage dans ses terres. Le seul détail de ce récit que nous puissions contrôler — ce détail est, il est vrai, caractéristique — est celui du masque noir, dont parle M. de Palteau; il correspond exactement au masque de velours noir dont il est question dans le registre de Du Junca.

Le château de Palteau existe encore aujourd'hui. Dans son ouvrage sur le surintendant l'^ouquet, M. Jules Lair en donne la description. <• Le château de Palteau, situé sur la hauteur, entre les bois et les vignes, présentait en ce temps-là, comme encore aujourd'hui, l'aspect d'une grande demeure seigneuriale dans le style

du temps de Henri IV et de Louis XIII. D'abord une vaste cour d'honneur, puis deux ailes; au fond, le bâtiment principal et la chapelle. Des arcades cintrées supportent un premier étage dont les hautes fenêtres traversent le toit et éclairent jusqu'au grenier. » Depuis le xviii^ siècle, le château a cependant subi quelques modifications. La pièce où dînèrent Saint-Mars et son prisonnier sert actuellement de cuisine.

Les notes du major Chevalier. — A côté des notices du journal de Du Junca, que nous venons de iranscrire, les érudits ont coutume d'invoquer, comme étant également dignes de foi, bien que d'une époque postérieure, le témoignage du Père Griflet, aumônier de la Bastille, et celui du major Chevalier.

Les extraits de Du Junca, cités ci-dessus, ont été publiés, pour la première fois, en 1769, par le 'Père GrifTet, qui y joignait le commentaire suivant : « Le souvenir du prisonnier masqué se conservait encore parmi les officiers, les soldats et les domestiques de la Bastille, lorsque M. de Launey, qui en a été longtemps gouverneur, y arriva pour occuper une place dans l'état-major de la garnison, et que ceux ^qui l'avaient vu avec son masque, lorsqu'il passait dans la cour pour se rendre à la messe, disaient qu'il y eut ordre, après sa mort, de brûler généralement tout ce qui avait été à son usage, comme

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linge, habits, matelas, couvertures, etc.; que l'on fît même regratter et reblanchir les murailles de la chambre où il était logé, et que l'on en défit tous les carreaux pour y en mettre de nouveaux, tant on y craignait qu'il n'eût trouvé moyen de cacher quelques billets ou quelque marque dont la découverte aurait pu faire connaître son nom. »

Le témoignage du Père Gritl'et se trouve confirmé par des notes, dont l'auteur est un major de la Bastille, nommé Chevalier. Le major était, dans l'administration de la Bastille, non le personnage le plus élevé en grade, puisque, audessus de lui, étaient placés le gouverneur et le lieutenant de roi, mais le personnage le plus important. Toute l'administration intérieure, en ce qui concernait les prisonniers, reposait sur lui. Chevalier remplit ces fonctions près de trentehuit ans, de 1749 à 1787. M. Fernand Bournon l'apprécie ainsi : « Chevalier est le type du fonctionnaire dévoué, laborieux, et qui n'ambitionne pas de sortir d'un rang un peu subalterne. On no saurait dire ce que l'administration de la Bastille a dû à son zèle et à sa parfaite eonnaissance d'un service difficile entre tous. »

Parmi des notes réunies pouf servir à l'histoire de la Bastille, Chevalier résume les indications que fournit, le registre de Du Junca, cl il ajoute : « C'est le fameux homme au masque que personne n'a jamais connu. Il était traité avec une

grande distinction par M. le gouverneur et n'était vu que par M. de Rosarges, major dudit château, qui seul en avait soin; il n'a point été malade, que quelques heures, mort comme subitement. Enterré à Saint-Paul, le mardi vingtième novembre 1703, à quatre heures après midi, sous le nom de Marchiergues. Il a été enseveli dans un drap blanc neuf qu'a donné le gouverneur, et généralement tout ce qui s'est trouvé dans sa chambre a été brûlé, comme son lit tout entier, chaises, tables et autres ustensiles, ou fondu, et le tout jeté dans les latrines. »

Ces observations du Père Griffet et du major Chevalier ont tiré une grande force, aux yeux des historiens, de leur exacte concordance; mais en les examinant avec attention on voit que le témoignage de Chevalier est la source de celui du Père Griffet; aussi bien Chevalier était-il major de la Bastille quand le Jésuite rédigea son ouvrage et c'est son autorité, sans aucun doute, qui est par lui invoquée.

Des documents récemment publiés dans la Uevue Bleue renversent ces affirmations, qui paraissaient fondées sur la base la plus ferme.

Dans le journal de Du Junca, dont nous venons de parler, on lit à la date du 30 avril 1701 : « Du samedi, 30 avril, sur les neuf heures du soir, M. Aumont le jeune est venu, ayant mené et remis un prisonnier, le nommé M. Maranville,

SOUS le nom de Ricarville, qui a été officier de guerre, mécontent, parlant trop et mauvais sujet; lequel j'ai reçu, suivant les ordres du roi, expédiés par M. le comte de Ponlchartrain; lequel j'ai fait mettre en compagnie, avec le nommé Tirmon, dans ia seconde chambre de la lour de la Bertaudière, avec l'ancien prisonnier^ tous les deux bien renfermes *. »

L' « ancien prisonnier », dont il s'agit ici, n'est autre que l'homme au masque. Lorsque celui-ci était entré à la Bastille, ainsi que nous l'avons vu, le 18 septembre 1098, il avait été mis dans la troisième chambre de ia tour de la Bertaudière. En 1701, la Bastille se trouva encombrée de prisonniers; on dut en réunir plusieurs dans une même chambre et l'homme au masque fut mis avec deux compagnons. L'un d'eux, Jean- Alexandre de Ricarville, dit de Maranville, avait été dénoncé comme « débiteur de mauvais discours contre l'État,- blâmant la conduite de la France et louant celle des étrangers, surtout celle des Hollandais ». Les rapports de police le peignent comme très gueux, vêtu de mau-Vais habits, âgé d'environ soixante ans. C'était, comme dit Du Junca, un ancien officier dans les troupes du roi. Maranville sortit de la Bastille le 19 octobre 1708 -. 11 fut transféré à Charenton, où il

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