XIV PRÉFACE
l'aucieii régime a des douceurs excoplioniielles. — (Encore faudrait-il lui savoir i^ré de mettre écrivains et gentilsiiorames sur le môme pied.) — L'objection porte à faux.
J'ai cité Rênneville et Latude, prisonniers do très mince importance. — L'un est un espion; l'autre un chevalier d'industrie. — Dans la relation, en trois volumes, que Renneville nous a laissée, on ne voit que chambrées, oii il fait ripaille avec des camarades. — On joue, on fume, on mange, on boit, on se grise, on se bat, on cause avec les voisins et voisines, et Ton se passe des pâtés et de bon vin, par les cheminées.... Les détenus de nos maisons centrales s'accommoderaient volontiers de cette vie-là! — Sûrement, on n'a pas pour Renneville les mômes égards que pour Voltaire : mais, de bonne foi, vous ne le voudriez pas?.
Quant à Latude — à qui l'on fournit des robes de chambre à son gré, — on verra bien par le récit de M. Funck-Brentano qu'il n'a tenu qu'à lui de séjourner à Vincennes ou à la Bastille dans les conditions les meilleures, — et môme d'en sortir à bref délai, par la grande porte, le gousset bien garni.