‹ Légendes et curiosités de l'histoire (volume 2)Chapitre 102 sur 113 · Journal de Mathieu Marais, t. III, t)(J · texte numérisé non relu

Journal de Mathieu Marais, t. III, t)(J

lièreinent placé ! (^ue direz-vous alors de ce composileiu- du dix-huitième siècle, Gorelli, qui moulut de douleur, parce qu'un de ses confrères lui avait démontré qu'il s'était trompé sur la valeur d'une note ?

Cette siisceptibililé excessive fut la cause de la mort du poète Guidi : tandis qu'il se rendait au Vatican, pour faire hommage au pape d'un exemplaire de ses œuvres, Alexandre Guidi découvre une faute d'impression qui lui avait échappé jusque-là. Il en fut tellement saisi, qu'il tomba foudroyé par une attaque d'apoplexie.

Ce sont là, nous objectera-t-on, des artistes, et les artistes ont passé, de tout temps, pour des êtres à l'épiderme particulièrement sensible. Mais les médecins! La médecine, il est vrai, n'estelle pas un art, autant qu'une science ? N'est-ce pas le médecin Asclépiade qui avait pour point d'honneur de ne jamais être malade? C'était, estimait-il, faire injure à l'art dont il était un des servants, que d'être atteint de la moindre indisposition; aussi, pour ne point porter atteinte au prestige de la médecine, se tua-t-il, en se laissant choir dans un escalier, à un âge très avancée

1. Zenon s'étant cassé un doigt, à l'Age de 80 ans, regarda cet accident comme un avertissement que son heure était venue. De retour chez lui, il s'étrangla. [Improvisateur, VII, Hr>:{.)

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