V. la gravure des pages
sur elle un talisman, qu'elle tenait de Jean Kernel, qui avait reçu d'elle de grands bienfaits ? Notre ancêtre aurait présenté celte médaille à Catherine, sous forme d'étrennes, parce qu'elle aimait les images symboliques et que, dans la plupart des fêtes qu'elle donnait à laC^our, elle faisait distribuer des médailles de cette sorte '.On a voulu voir, sur une des faces, Diane de Poitiers, sous la forme de Vénus en état de complète nudité ; d'aucuns y ont reconnu Catherine elle-même^. Sans nous attarder aux conjectures, voyons-y seulement un témoignage de l'esprit, crédule et superstitieux, de la reine.
N'en marquons pas trop de sur|)rise. Comme Catherine, Charles-Quint et Henri IV ont cru à la divination. A cette époque tourmentée, les événements les plus insignifiants étaient annoncés par des présages. L'astrologie était plus que jamais en faveur, et bien des princes attachaient des astrologues à leur maison. Si, parfois, ils feignaient de dédaigner leurs prophéties, ils en avaient l'esprit travaillé, quoi qu'ils s'en défendissent. L'Eglise condamnait ces manœuvres sacrilèges, mais ses plus hauts dignitaires n'étaient pas éloignés de les pratiquer. Si Catherine réserva ses faveurs à