D'Argenson
3. Nouvelles Leltrex, 177. «Je veux l'accoutumer à parler, mais on y a bien de la peine », écrit Mme de Ventadour.
« C'est un enfant qu'il ^faut ménager ', écrit, en 1716 — le roitelet avait six ans, — sa gouvernante, Mme de Ventadour, à Mme de Maintenon; car naturellement il n'est pas gai et les grands plaisirs lui seront nuisibles, parce qu'ils l'appliqueront trop. On voudrait exiger de lui qu'il représentât toujours avec la même égalité d'humeur. Vous savez, madame, combien cette contrainte est malsaine à tout âge. Vous vous moquerez de moi, si je vous dis t[u"il a des vapeurs, rien n'est pourtant plus vrai et il en a eu dès le berceau ; de là, ces airs tristes et ces besoins d'être réveillé. »
Il recherche la solitude, « il est taciturne, il ne répond pas aux com[)liments, on croit (pi'il a un sort sur la langue* ».
1. Louis XV eut une enfance maladive; ceux qui avaient soin de sa santé^étaient tout le temps dans les transes. A deux ans, il faillit mourir ; jusqu'à cinq ans, chétif, « la peau jaune et luisante, collée sur les os », il fut d'un tempérament délicat. " Le petit Dauphin a mauvaise mine, lorsque les dents lui font mal, écrit la duchesse d'Orléans ; mais lorsqu'il se trouve bien, c'est un bel enfant. Il a de grands yeux très noirs, une jolie petite bouche, qu'il tient cependant un peu trop ouverte... » N'était-ce pas un signe de végétations adénoïdes ? C'est plus que probable.
2. Barbier, Journal, I., 2Tû , 259; II, 410. Cela ne l'empêchait pas d'être, par moments, fort irrespectueux. Un jour que l'évéque de Metz était venu lui présenter ses hommages, l'enfant s'écria, dès qu'il l'aperçut : ■■ Dieu i^m'il est laid ! » M. de
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