‹ Légendes et curiosités de l'histoire (volume 2)Chapitre 34 sur 113 · ENIGME HISTORIQUE · texte numérisé non relu

ENIGME HISTORIQUE

haute société : on ne trouve guère à citer que celui de Vatel.

Pourquoi, du reste, le coadjuteur serait-il sorti de la vie par cette porte ? Encore eût-il enduré des souffrances intolérables, mais sa maladie a été de très courte durée, et à part les symptômes fébriles, elle ne parait pas s'être accompagnée de douleurs particulièrement vives. L'hypothèse du suicide est donc inacceptable, pas plus que n'est plausible celle de l'assassinat.

C'est donc bien à une sorte de fièvre, de nature pernicieuse, qu'a succombé le cardinal de Retz ; et Mme de Sévigné, en qualifiant de « funeste » cette fin déconcertante, a voulu surtout sous-entendre qu'elle ruinait les espérances caressées depuis longtemps par sa fille, Mme de Grignan, à laquelle, sans cette mort inopinée, serait certainement revenue une bonne part des libéralités du défunt cardinal.

« L'indéchiffrable», « l'impénétrable ' », « l'indéfinissable ^ », « l'inamusable », toutes ces épiihètes ont été appli({Liées au monarque sur lequel l'historien a porté un jugement qu'il appartient au pathologiste d'essayer de réformer.

Si l'enfant annonce l'homme, il fut aisé de |)ressentir, de bonne heure, ce que serait le futur Koi, ce qu'il laissa voir, dès ses premières années, c'est qu'il n'aurait rien de la pétulance de son âge, ne se mêlant que rarement aux jeux de ses camarades.

Dès l'enfance, le duc d'Anjou a été un silencieux. « On a de la peine à lui arracher des paroles », écrivait la Palatine ^.

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