‹ Légendes et curiosités de l'histoire (volume 2)Chapitre 50 sur 113 · Mémoires de d'Aryenson · texte numérisé non relu

Mémoires de d'Aryenson

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force à s'abstiairc de lui-mrme, al'iii d'échapper à cet ennui que, telle une mauvaise vision, il ne parviendra jamais à chasser entièrement.

Dans les rares occasions oii il approchait le Roi, le maréchal de Viliars tentait de lui tenir «desdiscoui'S convenables sur les bons principes». Le Roi Técoutait ou feignait de l'écouter avec déférence, mais bientôt retombait dans sa mélancolie. Le voyant songeur et désœuvré, le maréchal s'enhardit à lui dire : « Sii-e, voir un Roi de France de vingt-deux ans triste et s'ennuyer est inconcevable. Vous avez tant de moyens de vous divertir! On ne vous désirera jamais d'autres plaisirs que ceux que permet la sagesse; mais la comédie, la musique... » Le Roi, interrompant le maréchal: c 11 ne faut pas disputer les goûts... » — « Non, r(q:)rit Viliars, mais je vous en souhaite plusieurs. Joignez (piel([ue divertissement à celui de la chasse. D'ailleurs, vos affaires sont en si bon état, que ce ne sera jamais un ennui pour Votre Majesté que d'y travailler. Et si, au divertissement, il se joint quelque désir de gloire, quels moyejis n'ave/-vous pas de le satisfaire^! »

Sages pr-opos, mais celui à qui ils s'adressaient n'y prêtait ([u'une oreille distraite. Le dégoût naturel qu'il épi'ouvait à l'endroit de toute occu-

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