‹ Légendes et curiosités de l'histoire (volume 2)Chapitre 51 sur 113 · Mémoires de Viliars · texte numérisé non relu

Mémoires de Viliars

patioii sérieuse s'augmentait en raison môme de la facilité de jouissances (|ue lui donnait sa situation.

L'indolent jeune homme ne faisait que mettre en pratique les leçons qu'enfant il avait reçues. Le cardinal de Flçury avait veillé à ne lui laisser aucune initiative, à étoufTer en lui toute velléité, bien qu'il s'en défendit avec énergie. L'Anglais Walpole conte, à ce sujet, une anecdote bonne à recueillir.

Un confi-dent du cardinal lui reprochait de ne pas faire en sorte que le jeune prince s'appliquât aux affaires. Le ministre de répondre :

J'ai bien des fois essayé d'obtenir ce que vous me demandez. Vn jour même, j'ai clé jusqu'à dire au Roi qu'il y avait eu. en France, des rois détrônés pour leur fainéantise. Cela sembla le frapper profondément. Il ne répondit rien dans le moment, mais deux jours après, savez-vous ce qu'il me dit : « J'ai réfléchi à ce que \ous m'avez dit... mais, dites-moi, lorsqu'on déposa ces souverains, leur fit-on de bonnes pensions? » A partir de ce moment, ajouta le cardinal, je désespérai de faire de Louis XV un homme K

Le souvenir des rois fainéants le hantait, mais ne le corrigea pas.

Depuis quelque temps, écrit d'Argenson en 1740', le

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