T. III
roi ne parle que do l'histoire des rois fainéants et qui n'ont pas gouverné par eux-mêmes ; qu'est-ce que cela veut dire? Ne sentirait-il pas son état, ou voudrait-il s'en tirer?
Il ap[)araissait d(\jà, aux yeux des moins attentil's, comme <' l'homme de plaisir (|ui ne sera jamais l'homme du devoir' ».
Louis X\' avait été uiarié très jeune à une princesse plus âgée que lui et dont les agréments, comme les vertus, étaientdiscrets. Marie Leczinska tremblait devant le Roi, paralysait tous ses moyens par son air, non ])oint dédaigneux, ainsi qu'on l'a prétentlu, mais seulement effacé. Elle ne se révélait que dans la compagnie d'amis choisis, dans un cercle restreint, où son amabilité, les charmes de son esprit et de son cœur étaient goûtés à leur prix. Car, contrairementà la légende, elle était loin d'être maussade et ennuyeuse; les gaillardises ne l'effarouchaient pas, pourvu qu'elles ne fussent pas grossières, et elle avait, parfois, elle-même, des réparties révélant une femme d'éducation assez libre et n'ignorant que ce qu'elle voulait ne pas connaître.
Les deux traits suivants serviront à fixer le véritable caractère de l'épouse de Louis XV.