La Reine Ilortense, par .Iosehii Tuhouan
2. Les Bonaparte en Suisse, par Budi':, 143-4. L'impératrice Eugénie partageait la même superstition. De Saint-Cloud, le 31 juillet 1870, elle écrivait au prince impérial, à Metz : « La petite Malakofl" a encore trouvé deux trèfles à quatre feuilles; je le les enverrai... » (Papiers et correspondance de la famille impériale, 1, 10.").) Elle portait toujours un trèfle à quatre feuilles, (Ml émcrande et brillants, le premier cadeau que lui eût lait l'empereur, son mari.
pierres précieuses, passait pour renfermer un fragment de la vraie croix ; elle avait été détachée du cou de Charlemagne, lors de son exhumation. La ville d'Aix-la-Chapelle en avait fait présent à Napoléon 1"=', qui la remit à Hortense, de qui la tenait son fils K
Napoléon III croyait aussi fermement à la vertu d'une lettre autographe de l'Empereur, qu'il portait toujours sur lui. On y lisait cette phrase : « J'espère que Louis-Napoléon grandira, pour se rendre digne des destinées qui l'attendent. »
Le dernier des Bonaparte fut, d'ailleurs, un fervent du spiritisme et des tables tournantes. Home, qui fut comme le Cagliostro de son règne, fit aux Tuileries des expériences mémorables et l'Empereur crut au thaumaturge, jusqu'au jour où le trop malin personnage eut l'audace de faire donner des conseils au monarque régnant, par le spectre de la reine Hortense !
C'est à ce malavisé charlatan qu'arriva cette autre mésaventure.
Leurs Majestés, (jui l'avaient invité au château des Tuileries, voulurent mettre à l'épreuve la double vue dont il se vantait.
L'augure, en état de transe, prophétisa, devant les souverains, tout désempacés, que leur fils ne