Revue des IradiliofiA populaires, IX
monterait jamais sur le trône ! L'impératrice, pâle comme une morte, manqua de s'évanouir. Quant à l'Empereur, plus beau joueur ou [)lus expert à dissimuler ses impressions, il souril en haussant les épaules, sans qu'aucune contraclion du visage trahit son émotion.
La prophétie devait pourtant se léaliser à la lettre : le jiiincc impiMial tomba, comme on sait, mortellement blesse, dans une reconnaissance au Zululaïul, Itichement abandonné par ceux qui étaient chargés de veiller sur lui '.
Un apiès-midi, alors (pic M\nv Lebret(»n lui faisait une lecluie, rimperalrice ressentit soudain une impression bizarre : c cCtait comme le frôlement d'une giande aile sur sa joue, comme une caresse rapide, à laquelle succéda une accablante et inexplicable Iristesse -... Depuis, répéta souvent l'impératrice, j'ai cherché en vain à préciser la dale... je suis convaincue que c'était l'heure oii il agonisait. »
(joup du sort ou latalilé, de (|uelque nom qu'on l'appelle, le Destin se plaît à nous poser des énigmes, ([u'eii dépit de la [)erspicacité dont nous aimons à nous flatter, nous devons nous reconnaîtrez le pins souvent impnissairts à déchiffrer.