Ciirionitéa hiographiqtieit
Jiivénal des Ursins, dont notre confrère Grave a fondu le récit K
On avait cousu le roi dans un drap imbibé d'eau-de-vie, qu'un valet imprudent enflamma, en voulant brûler le fil, avec la chandelle qu'il tenait à la main. Pourquoi cet enveloppement dans l'alcool? C'est ce qu'on a négligé de nous dire et qui nous rend tout le récit suspect.
Froissart nous donne une relation d'apparence plus véridique, bien qu'elle ne soit que de seconde main : « Il me fut dit que ce roi, en son vivant, avoit toujours aimé femmes; et encore, en ces jours, a\oit-il une très belle demoiselle à aimer, où à la fois il se déportoit, car de grand temps avoit été veuf. »
L'honnête Froissart ne manque pas de souligner les circonstances atténuantes; mais n'interrompons pas son récit :
« Une nuit, il (le roi) avait ju (joué, Gans doute) avec elle; si s'en retourna en sa chambre tout frileux, et dit à un de ses valets de chambre : « Appareillez-moi ce lit, car je m'y veuil un petit coucher et reposer. »
L'ordre fut aussitôt exécuté; le prince quitta ses vêtements, puis se coucha.
« Quand il fut couché, il commença à trembler