liiNriAiti», llhloivc (lWn(flclt'rrc, I. \', :!ll
2. l.ivi'f I", cil. vu lies Mémoires de ('.itminijneii, avec .•miiolfilioiis cl éclaiicisscineiils, p.vr Mlle Dutont, t. l (IS.V»).
Un critique anglais, James Gardnair, commentant ces deux lignes du vieil historien, est arrivé à conclure que, très probablement, leur interprétation véritable est la suivante :
« Le duc de Clarence fut mis à mort secrètement, et son corps, enfermé dans une tonne qui avait contenu du malvoisie, fut jeté dans la Tamise, près de la Tour. »
En d'autres termes, Clarence aurait été étranglé ou poignardé dans son cachot; puis, pour faire disparaître son corps, on l'aurait enfermé dans une futaille vide et jeté dans le fleuve.
M. Gardnair a démontré, par des exemples tirés des meilleurs auteurs anciens, que le mot clrown était communément employé dans le sens de « plongé dans l'eau», et s'appliquaitnon seulement aux morts aussi bien (|u'aux vivants, mais encore à toute espèce d'objets'. Il est certain, d'autre part, que les mots « baril de vin », « tonneau de vin », ne signifient pas nécessairement que le baril ou le tonneau ait renfermé du vin, mais seulement qu'on les a employés ou destinés à en contenir'.
1. Dans Z-a Tempèle,de Shakespeare, Prospère dit : « Je noierai mon livre » (/'// drown my hook). Dans la connédie Toul est bien qui finit bien, ParoUes dit : « Je noierai mes habits » (77/ drown my clolhes).