‹ Légendes et curiosités de l'histoireChapitre 30 sur 99 · PIÈCES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

PIÈCES JUSTIFICATIVES

La procédure criminelle contre le maréchal de Rays n'avait, pensions-nous tout d'abord, jamais été publiée autrement qu'en latin, d'après un manuscrit original conservé aux archives de la Loire-Inférieure 1 ; mais celui qui avait reproduit le document

1. Le dépôt des archives de la Loire-Inférieure contient la minute (latine) « des informations, procédure et sentence contre Gilles de Rays, maréchal de France, poursuivi en 1440. à la requête de l'évèque de Nantes, comme coupable d'hérésie, de sodomie et d'assassinat ». Quelqu'un qui a eu le document sous les yeux en donne cette appréciation: « Le style de cet acte important, quoique d'une assez mauvaise latinité, est simple et remarquable par une grande naïveté, qui parait rendre heureusement les dépositions de chaque témoin. Cette simplicité de style ne nuit en rien au dramatique et au merveilleux qui dominent dans cette cause ; les témoins semblent déposer encore sous l'empire de la crainte et de l'horreur que leur inspirait le souvenir des atrocités du maréchal et des apparitions fantastiques évoquées par les adroits jongleurs qui avaient su s'emparer de la confiance du duc. Ces révélations, faites par des hommes et devant un auditoire qui croyaient encore aux démons, acquièrent un intérêt puissant et font de cet acte un des monuments les plus intéressants du moyen âge. » Annales de ta Société Académique de Nantes, vol. VI (1835), p. 328 et suiv.:

convenait avoir fait quelques oppressions L. Nous avons reii. min. depuis, « jn ' î 1 existe plusieurs copies de ces pièces de procédure -. dont quelques-unes en français

L'une d'elles, que la reine Anne de Bretagne avait fait faire

\ intes, a servi de base à beaucoup d'autres, plus ou moins complètes, qui se trouvent dan- divers dépôts publics, notamment à Carpentras. Quant aux originaux, ils auraient été détruit- en partie, lors de la Révolution. :-i nous en croyons le bibliophile Jacob, aliàs Paul Lacroix. Cet auteur prétend3 avoir eu communication d'un « extrait, fait avec soin sur ces

. inaux et beaucoup plus circonstancié, beaucoup plus fidèle aussi, que ta rédaction abrégée dur aux secrétaires d'Anne de Bretagne '. »

Ce n'es! pas à cette source suspecte que nous emprunterons

notice sur un grand nombre de manuscrits inédits trouvés dans les diverses archives du département de la Loire-Inférieure.

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