‹ Légendes et curiosités de l'histoireChapitre 5 sur 99 · Du Cange, Gloss.,v* morbus calidus · texte numérisé non relu

Du Cange, Gloss.,v* morbus calidus

3. Dans Robert Çagi in, Historia, f 27!>. nous relevons : « Nam comitiali morbo cum interdirai premeretur... » Dans la traduction française de 1498: car comme aulcunes foys il fut persécuté il«- chaulde malladie... »

l. C'esl l'hystérie que désigne mal rhaull. dans le passage ciaprès Les femmes de Madame de Bourgonirne ont esté toutes malades «lu mal chaull. >.

De plus, il a eu de l'alopécie chute des cheveux et de l'onvxis chute des ongles) [. Or, nous n'ignorons plus que la chute des ongles et l'alopécie, liées aux troubles de la nutrition générale, s'observent dans la plupart des pyrexies infectieuses. L'onvxis, plus particulièrement, a été noté dans la fièvre typhoïde2, dans les maladies éruptives, telles que la rougeole3 et la scarlatine 4.

« La chute des cheveux, dit le professeur Hardy . survient souvent à la suite des maladies aiguës graves; c'est au moment de la convalescence qu'elle se manifeste ; les affections après lesquelles on observe les alopécies les plus considérables, sont la fièvre typhoïde et les fièvres éruptives... »

On était alors trop attentif à observer les fièvres éruptives, pour qu'on eût négligé, dans le cas royal, d'en marquer les symptômes, toujours apparents. Il n'est donc pas d'hypothèse plus satisfaisante que celle de fièvre typhoïde, comme nous étiqueterions, à l'heure actuelle, le mal du roi : maladie passagère, mais qui nous donne la clef étiologique de l'affection, de la psychose, durable celle-là, qui en sera la conséquence.

1. Plaidoyer de Jean Petit 'Monstrelet. éd. Douet d'Arcq, I, 227).

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