LE VERRE DE SANG DE M11'' DE SOMBREUIL
la prison de Port-Libre (ancien Port-Royal, actuellement la Maternité), ne lui a rappelé son trait d'héroïsme. Un jour que les prisonniers étaient réunis, le poète Vigée débita une pièce de vers; un autre prisonnier, Coittant, chanta une romance en l'honneur de Mlle de Sombreuil, mais du verre de sang il ne fut point question1.
Cazotte, détenu à la même époque que Mlle de Sombreuil, écrivait : « C'est par exagération qu'il a été dit qu'un verre de sang des victimes ait été versé à Mlle de Sombreuil; les verres portaient les traces des mains auxquelles ils servaient, et la même santé avait été imposée à ma sœur ~. »
La marquise de Fausse-Landry 3, qui était dans la même chambre que Mlle de Sombreuil à P Abbaye, parle avec admiration de son dévouement, mais ne souffle mot du sanglant épisode.
La première trace écrite de cette tradition se trouve dans une des notes du poème de Legouvé, sur te Mérite des femmes, dont l'édition originale date de 1801.
dhomme (Hist. générale et impartiale des erreurs, des fautes et des crimes de la Révolution). Nulle part, Fépisode du verre de sang n'est rapporté.