Quelques-uns des fruits amers de la Révolution
Edouard Fournier 1 la mentionne dans l'édition de ce même ouvrage, datée de 1838'.
Quand Legouvé publia son livre, qui fit grand bruit à son apparition, il ne s'éleva pas, dit-on, la moindre protestation ; or, des réclamations ne se seraient-elles pas produites contre sa version, >i elle avait été reconnue mensongère ? Ceci n'est pas un argument probant; car qui avait intérêt a la démentir? Les révolutionnaires ? mais on vivait à une époque où il était prudent, pour eux, de se tenir coi.
Legouvé aurait du, en tout cas, nous dire de qui il tenait son information. Etait-ce de Mlle de Sombreuil elle-même ? Ou de quelqu'un qui l'avait ouï dire par elle ? Il semble, au contraire, du moins dans les premières années qui ont suivi l'événement, que l'héroïne n'en ait pas tiré va-
Iiilé.
Une dame de Montonchon, « qui avait beaucoup connu Mlle de Sombreuil », devenue Mme de Villelume, assure que celle-ci ne manquait pas de protester, toutes les fois qu'on lui rappelait Tincident du verre de sang; et elle le rapportait ainsi :
« Les meurtriers, touchés de mes efforts pour sauver mon père, m'accordèrent sa vie et m'eni-
1, L'Esprit dans l'Histoire.