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Les bonnes gens de Vide-Poche retournèrent piteusement chez eux, jurant mais un peu tard, qu’on ne les yY reprendrait plus.
Je ne vous conseille pas d’aller leur parler fantômes ou revenants, si vous tenez à être bien
reçus,
Château-Richer nov, 1879.
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Une Histoire de Loup Garou
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Pipes, Calumets, brûle-gueules et blagues à tabac sortirent Simultanément de toutes les poches, et ce fut enveloppé, comme Jupiter tonnant, d’un nuage de fumée, qu’Antoine Bouet, le beau parleur, COMmença son récit :
Jean Plante, de l'Argentenay (*), dit-il, était ccmme Ambroise Campagna: il ne croyait pas aux loups-garous, il riait des revenants, il se moquait des sorts.
Quand on en parlait devant lui, il ne manquait jamais de dire avec un gros ricanement :
—Je voudrais bien en rencontrer de vos révenants ou de vos
(*) La partie nord de la paroisse de St-François— laquelle forme la pointe orientale de l’île d'Orléans, près de Québec,
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loups-garous : c’est moi qui vous l’arrangerais de la belle manière !
Propos invonvenants, vous l’a- Vouerez, et qu’on ne devrait ren- Contrer dans la bouche d’un chré.
tien qui respecte les secrets du ; bon Dieu Ne vas Pas croire
au moins, Ambroise, que je dis Ça pour toi. Je parle en général.
Il faut vous dire que Jean Plante vivait alors— ;] y a de ça une vingtaine d’années__qans un vieux moulin à farine situé en bas des côtes de l’Argentenay, à PaS moins de dix alpents de Ja plus proche habitation. I] avait avec lui, pendant le jour, son jeune frère Thomas pour lui aider à faire les moulanges : mais, Ja nuit, il Couchait tout fin seul au Second étage,
C’est qu’il n'était pas peureux,