‹ Légendes provençalesChapitre 11 sur 28 · CROISADE CONTRE LES ALBIGEOIS · texte numérisé non relu

CROISADE CONTRE LES ALBIGEOIS

toujours. La plus grrande partie se trouvait sur le territoire et sous la bannière du vicomte d'Alby, et, dès-lors, le nom général d'Albigeois leur fut donné. On réfuta leurs opinions dans plusieurs ouvrages de controverse ; ils furent condamnés au concile de Latran. Après beaucoup de combats et de scènes d'horreur, quatre ou cinq mille croisés furent envoyés pour en finir : Bourguignons , Nivernais , Picards , Normands , sous la conduite de leurs seigneurs , se firent une Joie de dévaster le riche Languedoc et la riante Provence.

Le roi de France Louis VIII profita de leurs succès et continua la croisade ; mais le résultat en fut déplorable : après avoir ravagé le Languedoc à la tête d'une nombreuse armée et assiégé Avignon, il périt victime de la contagion qui décimait ses troupes.

Toulouse avait longtemps résisté ; on la réduisit par la famine en détruisant toute végétation dans un rayon de plusieurs lieues. Cependant le fanatisme commençait à se lasser ; la guerre dans l'Albigeois continua sans éclat comme sans intérêt , et la couronne de France hérita de ces provinces vastes et fertiles autrefois, mais désolées et ruinées par le fer et le feu. L'hérésie seule n'était pas détruite, car on ne détruitjamaisl hérésie par la persécution...

D'après Bossuet, les Albigeois sont de vrais Manichéens ; d'après Pluquet , Dargentré , le père Langlois et quelques autres , leur manichéisme au contraire n'était pas celui de Manès ; il supposait que Dieu avait produit Lucifer avec les anges , que Lucifer s'étant révolté contre Dieu , avait été chassé du ciel, et qu'il était venu régner sur le monde visible ; Dieu pour rétablir Tordre avait produit un second fils, qui était Jésus-Christ.. . Au milieu de tout cela, point de corps de doctrine , point de science , point de système arrêté ; aussi la durée de cette hérésie ne fut-elle due qu'à la persécution. »

Roui-Ferrand, Halo'trt At la Civilttalitm m Europe, t. IV.

Oc sait avec quelle pui:iBance dramatique cette époque a été mise eu action dans les romans historiques de M. Frédéric Soulié.

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A leiception des B*. 9' et lo* vers et du développement (le la pensive flDale , ce morceau est imité de Shakespeare.

La grâce qui vient de Dieu . et la volonté qui vieut de nous. (Shakespeare).

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Ce dénoument est pm dans \es mœurs du temps ; on sait en eS'et qu'elle était la bizarrie et souvent la rigueur des épreuves que les dames faisaient subir à leurs pour- Rui vante d'amour.

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