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L'ABBAYE DE MONTMAJOUR

TROISIEME EDITION

RCVUI PAR l'aDTEUR,

Aux lèvres , aux regards que rinsomnie enflamme , De sucs plus généreux le bienfaisant dictame.

La, derrière un débris dont le faîte inégal Laisse apparaître encor Técusson féodal, S'élève et se déploie un vaste amphithéâtre; A ces gradins creusés dans la roche bleuâtre , On dirait qu'en passant le colosse romain A de ses légions appesanti la main Et voulu se tailler pour ses jeux héroïques Un cirque dans les champs. Des bras plus pacifiques Tourmentèrent ce bloc et surent en tirer Les grands murs que notre œil va bientôt admirer : Ainsi que la beauté, les vertus d'une mère Font à nos cœurs ravis , font à notre paupière Présager les trésors dont ses fils sont parés , La masse de ces rocs si larges déchirés Du pieux monument qui dans leurs flancs commence Annonce la grandeur, raconte la puissance.

Le voilà déployant sous l'azur provençal La vieille majesté de son front colossal, Ses portes , ses créneaux , ses tours démantelées , Son imposant perron , ses voûtes écroulées , Ses salles de festin, ses dortoirs somptueux , Son église romane au chœur majestueux !

Voyez pendre dans l'air, de mille jours percées , Ces masses que l'efl'ort du temps a crevassées ;

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Chaque fois que l'orage irrite les autans De ces murs qu'il ébranle il fait tomber des pans, Et couvre, à grand fracas, de leur chute subite " L'indigent dont l'asile à leur ombre s'abrite : Ainsi toute grandeur, dans son cours ou sa fin , Toujours anéantit quelque moindre destin ; Ces murs n'abritent plus Torgueil , ni la rapine Mais le serf est encor broyé sous leur ruine ! Là bercèrent jadis ^ leur docte sainteté Des moines , des prélats au pouvoir respecté ; Les uns reproduisaient , merveilleuses reliques , Les textes oubliés des chefs-d'œuvres antiques . De l'austère science augmentaient le trésor Ou paraient le vélin d'azur, de pourpre et d'or.

Là vécut ce fléau des muses provençales *,

Qui souilla de son fiel toutes gloires rivales :

Type des envieux dont l'impuissant troupeau

Sur tout ce qui s'élève ou se révèle beau

S'acharne , distillant une ironie ardente ,

Et qu'en ses chants vengeurs peint si tristes le Dante.

Un jour, aux derniers feux de l'Occident \ermeil ., Entrait par cette porte un étrange appareil : Des pénitents , couverts de leurs robes austères , Des moines , murmurant des chants et des prières ,

* Le Mongo do Monlmajour, surnomme le fléau dos poèfos'provençaux.

Escortaient lentement , portaient avec respect,

Une châsse au funèbre et vénérable aspect.

A leur tête, vêtu d'une robe de bure,

Et de cendre inondant, souillant sa chevelure,

Un vieillard consterné marchait; ses pieds brûlants

Laissaient empreints au sol des vestiges sanglants.

Il avance au milieu de la foule muette,

Aux genoux de l'abbé tout en pleurs il se jette :

« Mon père, vous voyez a vos pieds prosterné

Guignes Desidery, baron du Dauphiné.

Un jour, dans mon manoir, un dévot personnage

Me força d'écouter ce sévère langage :

— •( Sais-tu que , dans la tour où dorment enchaînés Tes chiens, d'un saint puissant les os sont profanés? Tu le sais! . . . rends-les donc au culte qui les pleure, Ou crains que du Seigneur la main sur ta demeure. . . .i

— Mais ma tonnante voix appelait mes varlets Et je le fis jeter au seuil de mon palais.

Plus tard , on me conta que sa face irritée

Sur mon noble écusson s'est longtemps arrêtée ,

Que tout son corps tremblait d'une sainte fureur.

Et que trois fois sa bouche avait crié : Malheur !

L'ivresse des amours et l'ardeur de la gloire

Eurent bientôt banni ce fait de ma mémoire ;

Mais rien , comme autrefois , ne me réussissait :

Si mon ambition d'un rêve se berçait,

Ce rêve était dcou; ma lance, dans les fêtes.

Se rompait impuissante, et, toujours, les défaites,

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Lorsque dans les hasards ma valeur m'emportait ,

S'acharnaient sur l'armée oii mon bras combattait ;

Et les dames restaient froides à mon hommage. . .

Oh I mon œil enflammé versait des pleurs de rage !

Je songeais quelquefois au prophète en fureur;

Mais mon farouche orgueil disait : a Aurais-tu peur ?... »

Et , dans l'égarement de mes passions folles ,

J'oubliais le saint homme et ses graves paroles.

Une fille, deux fils , ma gloire et mon trésor,

En mes sombres douleurs me consolaient encor ;

Ils m aidaient à nier le divin anathème . . .

Mais voilà que son ombre envahit leur front même !

L'un d'eux à mes côtés périt dans les combats ;

L'autre d'un mal subit expira dans mes bras ;

Et mon œil désolé vit se faner ma fille ,

Ma fille , mon amour, mon espoir, ma famille !

Le terrible vieillard revint alors à moi ;

Moins farouche il me dit: « Tiens, j'ai pitié de toi :

« Je sauverai les jours de l'enfant qui te reste ;

« Mais ne résiste plus, car mon ordre est céleste :

« Que les saints ossements par toi soient déterrés ;

« Va, pieds nus et les reins d'une corde serrés ,

« Cherche de Montmajour l'antique monastère -,

« Porte-les avec pompe . « — Et me voilà, mon père 1 »

Du vieillard épuisé la parole , à ces mots , Se trouble dans les pleurs et meurt dans les sanglots . Mais l'abbé le relève et dit : « Le ciel pardonne ! « Au front qui vous est cher que la santé rayonne 1 »

On dit qu'à son manoir pressé de revenir Le baron vit sa fille en ses bras accourir ; Et, jamais, de sa joue et de ses lèvres roses Les fleurs n'avaient brillé plus riantes écloses.

Des pierres où la ronce accroche ses rameaux Ont envahi le cloître et comblé ses arceaux ; Le berger en siffiant chaque soir y ramène Ses chèvres, ses brebis à la mamelle pleine.

Les monstres grimaçants sculptés aux chapiteaux D'un regard étonné contemplent ces troupeaux ; Ils cherchent vainement les têtes vénérées Qui méditaient jadis sous les voûtes sacrées; Leurs oreilles , au lieu des solennelles voix, Du rustique gardien entendent les abois , Le bêlement naïf de l'agneau qui folâtre Ou le sauvage cri des jurements du pâtre, lia tombe qu'autrefois un dévot chevalier Acheta dans ces murs pour y mieux sommeiller Kst de mousse rongée et d'excréments salie ; Sur l'étole de pierre et la mitre avilie D'un saint que décora l'abbatial anneau , La chèvre insouciante allaite son chevreau . . .

Mais ce tableau si grave et si mélancolique Ne doit point nous fixer, car la Muse m'indique Un banc de roche où court le lierre tortueux, Où l'ormeau se recourbe et tend ses bras noueux;

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Où la vigne , étalant ses feuilles colorées

Et ses grappes de fruits vermeilles ou dorées ,

Tombe en voile ou marie en ses embrassements

Des blocs qu'ont séparés les bouleversements ,

Comme de fiers rivaux divisés par la haine

Et qu'un ange de paix dans. son étreinte enchaîne.

Une antique chapelle y porte dans les cieux

De ses murs bysantins le faîte gracieux.

Là, jadis, au printemps, une foule pieuse Affluait recueillie et s'en allait rieuse ; Et la foi populaire y plaça les tombeaux De trois cents paladins tués à Ronceveaux.

Mais, comme je cherchais ces tombes merveilleuses, Mes pieds en ont heurté de plus mystérieuses; Et de ce que j'ai vu l'étrange souvenir Dominera toujours les tableaux à venir :

Dans le rocher compact, bizarre cimetière , Sont taillés des cercueils où l'humaine poussière A longtemps reposé ; mais les grands flots errants Que l'orageux nuage y verse par torrents, Quand des vents de l'hiver la rage est déployée , L'ont enfin soulevée , et dans l'air balayée , Et mêlée à la vase , et semée aux roseaux De ces larges marais aux croupissantes eaux . La forme , la grandeur des sépulcres révèle Si l'enfance y pencha sa tête blonde et frêle ,

Si la vierge y coucha ses membres amaigris , Ou si d'un corps viril ils gardaient les débris.

Sans doute, pour dormir dans ces tombes solides , L'or était prodigué , car, aux mortels avides De vivre en leur dépouille au delà de la mort Quelle autre sépulture offrait un meilleur port? Quelle autre pouvait mieux défier les années Que ces tombes de pierre à ce bloc enchaînées ? Et cependant voilà que ces forts monuments Ont gardé moins de jours leurs nobles ossements Que l'argile où, parfois, le villageois découvre Des restes inconnus qu'en priant il recouvre!. .. Sombre, je méditais sur ces déceptions , Sur l'impuissant orgueil de nos conceptions ; Je prenais en pitié la pensée obstinée A mettre en un vil corps toute sa destinée ; Et je me demandais ce qu'un être si vain Aux yeux de l'Eternel méritait de dédain ?. ..

Un choc rompit soudain ma rêverie ardente :

Ce n'était qu'un chevreau dont la course imprudente Avait porté vers moi ses élans vagabonds ; Il fuyait effrayé, multipliant ses bonds. . . D'abord je m'indignai de tant d'étourderie Sur la couche autrefois par tant de mort remplie ; Mais, le voyant glisser sur le roc incliné, Rouler dans les cercueils, en sortir étonné , Je me pris à sourire , et mes graves pensées A ce frivole aspect s'enfuirent dispersées.

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Au folâtre animal j'émiettai de mon pain :

Il s'éloigna craintif, puis le prit dans ma main; Et, pour suivre ses jeux parmi les treilles vertes , Je courais, comme lui, sur les tombes ouvertes. Et l'homme et sa démence , et l'inflexible loi Qui vida cette roche, étaient bien loin de moi !

Cependant je m'offrais à moi-même un exemple Que devrait méditer celui qui le contemple , Car il me dévoilait la triste inanité De l'espace où se perd l'humaine vanité , Alors que nous montons au ciel avec audace Interroger Dieu même , et qu'un soufile qui passe Peut, en nous détournant des plus hardis projets , Emporter notre esprit vers les moindres objets.

QUATRIEME EDITION

REVUE PAR l'auteur.

A M. LE COMTE GlUSEPPE PERTICARI

A quelque distance de la ville d'Arles , s'étend un champ plein de cercueils vides et tout hérissé de sépulcres en débris: on dirait la scène où se passa la vision funèbre d'Ezéchiel. Veuves de leurs ossements, ces tombes présentent un aspect doublement lugubre, car ce que manifestent leurs flancs béants et fracassés, ce n'est pas seulement la mort, c'est l'anéantissement; il faudra, au dernier jour, un grand miracle de la Toute-Puissance pour rassembler dans leur sein dévasté les éléments dont ils furent d'infidèles gardiens, et faire jaillir la résurrection là où le cours orageux des siècles n'a pas laissé un atome de poussière humaine. Ce champ bouleversé, c'est la place de l'Ancien- Aliscamp, cimetière tellement célèbre au moyen-âge que la piété opulente s'imposait de grands sacrifices pour venir mourir à Arles et dormir dans cet élysée du christianisme. Dante le visita et l'a chanté dans son Enfer ; il fut mentionné par l'Arioste ; rien n'a donc manqué à son illustration. L'origine de ce cimetière a précédé le christianisme; on y voyait un autel dédié à la Mère du Christ encore vivante, comme l'attestait cette inscription: Christi Parce adhuc viventi.

Le premier prélat des Gaules, saint Trophime, en traça l'enceinte; formée alors avec des croix de bois, cette enceinte embrassait toute une colline. Pour la consacrer, Trophime assembla les évoques des Gaules. Selon la tradition , lorsqu'ils furent réunis, chacun refusa de bénir le champ dés morts et allégua soji indjgnité. Alors , à la prière de

Trophime, le Christ descendit, s'agenouilla sur la roche et consacra l'enceinte. L'empreinte de ses genoux resta sur la pierre où fut bâtie plus tard une chapelle commémorative nommée Chapelle de la Genouillade. Lorsque Denis l'aréopagite vint à Arles visiter Trophime, il le trouva mort aux Aliscamps où ses restes furent inhumés et pieusement conservés.

A cette époque , la renommée des Aliscamps grandit et s'étendit jusqu'aux Alpes et jusqu'à la mer. Sur les deux rives du Rhône supérieur, les fidèles qui ne pouvaient pas venir mourir à Arles, demandaient que leurs corps fussent placés dans des tonneaux enduits de résine et livrés au courant du fleuve. Gervais de Tilbury raconte que ces bières flottantes s'arrôtaient à l'extrémité du vieux bourg d'Arles, quelle que fût la violence du vent, et tournaient sur elles-mêmes jusqu'à ce qu'on les tirât au rivage. Elles étaient ensuite portées à l'Aliscamp; on avait eu soin d'y placer le prix de la sépulture. Selon le même écrivain, des matelots de Beaucaire, ayant dépouillé un de ces funèbres esquifs, ne purent lui faire continuer sa route ; le cercueil accusateur tournait au lieu de descendre. Le bruit s'en étant répandu, les coupables furent arrêtés; on rendit à la mort son obole et le cercueil suivit majestueusement le cours du Rhône. Il arriva ainsi devant Arles où l'attendait un grand concours do peuple.

Au nombre des morts inhumés aux Aliscamps, on remarque des martyrs, des évêques, des archevêques, des souverains ; c'était comme un dernier rendez-vous que se donnaient, avant de s'évanouir, les grandeurs de ce monde. Les historiens portent à trente les chapelles ou couvents qui s'y élevèrent ; une de ces fondations eut pour base un

temple antique dédié au dieu Mars.

Là, parmi les tombes romaines, saint Césaire vint , une nuit, se dérober au pontificat. Il y fonda un couvent qui, après avoir été longtemps un asile de sainteté, devint plus tard un fover de scandale. Les nonnes de Saint-Césaire

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des Aliscamps furent célèbres par leurs goûts mondains ; l'autorité des archevêques n'ayant pas suffi pour les réprinier, il fallut l'intervention d'une ordonnance royale.

Avant cette époque, on racontait que, pendant la nuit, les anges venaient remplir d'une céleste harmonie l'atmosphère des Aliscamps. Selon Gervais de Tilbury, les morts y étaient préservés de toute illusion diabolique de la part des démons qui hantent les sépultures; cette croyanceaugmentaitle désir d'y être inhumé. Les tombeaux s'élevèrent en pyramides, se creusèrent en cryptes souter raines ; on superposa les cadavres dans le même sépulcre. et l'enceinte primitive dut être agrandie. Occupant toute une colline, cette enceinte se trouvait à l'abri des inondations.

L'enthousiasme alla toujours croissant jusqu'à la fin du treizième siècle. A cette époque, le corps de saint Trophime fut transporté à l'église de saint Etienne. Cette translation fut un coup mortel pour les privilèges de TAliscamp. Les hauts personnages cessèrent d'y choisir leur sépulture ; le Rhône n'y transporta bientôt plus de cercueils, et l'on ne songea au cimetière célèbre que pour le dépouiller. Un roi de France, Charles IX, donna l'exemple de ces spoliations. Un navire qu'il avait fait charger de sépulcres, sombra en remontant le Rhône, à la hauteur du Pont-Saint-Esprit. Ce fut, depuis lors, un véritable pillage : les tombes sculptées des Aliscamps allèrent enrichir les musées de France et d'Italie, ou furent prostituées aux plus vils usages. La ville d'Arles en offrit comme présent au duc de Savoie ; parmi les noms des grands qui se montrèrent avides de ces funèbres trésors, nous remarquons ceux de Crillon et de Richelieu.

En 1702, un archevêque voulut arrêter ces spoliations ; mais, vainement il excommunia les ravisseurs, l'avidité des amateurs de sculptures anciennes n'en continua pas moins ses vols sacrilèges; car il est encore plus difficile d'arrêter l'homme dans la voie du mal que de le faire avancer dans celle du bien. 6

Telles sont, M. le comte et excellent ami, les traditions merveilleuses et historiques dont vous retrouverez quelques détails dans ce poème. En divisant ma composition par stances régulières, j'ai essaj'éce que beaucoup de poètes ont fait dans votre langue, mais ce qu'on a tenté rarement encore dans la mienne pour une narration de quelque étendue. La combinaison que je propose se prête à toutes les évolutions du récit; elle a de plus l'avantage d'amener le mouvemnet lyrique et me semble plus rapide et moins monotone que l'alexandrin tombant deux à deux. Pour faire accepter un moment la donnée de ce poème, j'ai besoin d'invoquer les privilèges de la fiction, privilèges qui, du reste, furent, dans tous les temps, acquis au poète. D'ailleurs, les biographes ne mentionnant pas l'époque à laquelle, selon la tradition, Dante visita l'Aliscamp, j'ai pu supposer qu'il y vint après son bannissement de Florence, avant d'avoir comjiosè la Divine Comédie. Quant aux amours de Dante et de Bèatrix enfant, quant à la mort prématurée de la jeune sainte dont le souvenir fut, pendant toute la vie du poète, son génie inspirateur, ce sont des faits trop généralement connus pour qu'il soit nécessaire que j'entre à ce sujet dans aucun détail.

Je vous offre ce poème comme témoignage de haute estime et de cordiale reconnaissance, comme souvenir de nos causeries au pied du Pausilippe. En traduisant dans le plus harmonieux des idiomes, en répandant sous votre ciel poétique les vers oii j'osai chanter le grand poète de Sorrente, vous m'avez fait de cet hommage un devoir bien doux; puissé-je m'en être acquitté d'une manière qui ne soit pas trop indigne de votre intérêt, et puisse cette évocation du génie le plus éclatant des temps modernes ne pas ^tre regardée comme un sacrilège par ses nombreux admirateurs !

Mme», 4841.

DANÏE AUX ALISCAMPS.

Si como ail Arli ove *l Rodano stngna , Faniii i sepolcri tullo '1 loco varo.

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