‹ Légendes révolutionnaires (volume 2)Chapitre 58 sur 81 · Brahmadatta dit : Celui qui rend le mal · texte numérisé non relu

Brahmadatta dit : Celui qui rend le mal

pour le mal n'est point coupable: il est quitte; reste donc, ô Pûjanî, ne t'en vas pas.

36. Pûjanî dit : Il n'y a plus d'amitié possible entre l'ofFeifseur et celui qui s'est vengé; l'un et l'autre gardent ^ans leur cœur (le souvenir de) ce qui s'est passé.

37. Brahmadatta dit : Entre l'offenseur et celui qui se venge, l'amitié peut renaître; car l'hostilité cesse et il ne survient pas une nouvelle offense.

38. Pûjani dit : Non, l'inimitié ne disparaît pas; nul ne se dit : Je suis satisfait, ni se fie (à l'autre). La confiance est un lien en c« monde; aussi vaut-il mieux ne plus se voir.

39. Ceux que ne peuvent dompter les armes, même les mieux aiguisées, se laissent prendre à un langage doucereux, comme les éléphants (sauvages) aux femelles (apprivoisées).

40. Brahmadatta dit : Quand on habite ensemble, on se lie d'amitié, même s'il s'agit de gens vivant aux dépens les uns des autres, et une confiance mutuelle s'établit (comme entre le chien et le (Candâla) qui se nourrit de la chair des chiens.

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