‹ Légendes révolutionnaires (volume 2)Chapitre 77 sur 81 · O mon ami, secoure d'une façon spéciale · texte numérisé non relu

O mon ami, secoure d'une façon spéciale

celui qui (te) demande asile. Ce misérable oiseau est couché (ici), prés de ta demeure.

8. Il est épuisé de froid et de faim, préie-luî assistance. Tuer un Deux-foi s-tié, une vache, la mère du monde,

9. Ou causer la mort d'un suppliant, ces crimes sont pareils (3). Le devoir qui nous est dévolu par notre nature de colombes,

10. Celui qui comme toi est essentiellement vertueui l'observera toujours ; car un maître de maison qui remplit ses obligations, autant que possible,

11. Obtient, k sa mort, les mondes impérissables ; on nous l'a dit. Or, maintenant, tu as de la descendance, tu as des fiU, C Deux-fois-né (4).

11. C'est pourquoi, sans ménager ta propre personne, embrassant le devoir et l'intérêt, prête secours à ce (malheureux), de façon â réjouir son

i3. N'épargne point ton corps, à oiseau. Pour refaire tes membres,tu trouveras d'autres épouses.

14. Ainsi parla cette vertueuse colombe, enfermée dans une cage, accablée de douleur, en regardant son époux.

LE DEVOIR DE l'hOSPITALITK 3 1 1

ÂDHYAYÂ CXLVI.

1. Bhishma dit : Ayant entendu le vertueux et digne langage de son épouse, plein de joie et les yeux troublés (d'émotion),

2. Le pigeon secourut, suivant les règles et de tout son pouvoir, ce misérable oiseau qui se nourrissait d'oiseaux.

3. Il lui dit: Sois aujourd'hui le bienvenu; indique-moi quel est ton besoin. Il ne faut point te gêner; tu es chez toi.

4. Parle sans tarder, que puis-je faire pour toi f que désires-tu ? Je te le dis en (toute) amitié ; tu es notre hôte.

5. L'hospitalité doit s'exercer toujours, même à l'égard d'un ennemi, s'il est sous votre toit : l'arbre ne refuse point son ombre au (bûcheron) qui vient pour l'abattre.

6. L'hospitalité doit être pratiquée généreusement à l'égard de celui qui la réclame, principalement par le maître de maison qui accomplit les cinq sacrifices.

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